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Tunisie

Tunisie: polémique sur le naufrage d’un bateau de migrants le 8 octobre

Des migrants tunisiens secourus par la marine, à Bizerte le 12 octobre 2017.
Des migrants tunisiens secourus par la marine, à Bizerte le 12 octobre 2017. REUTERS/Zoubeir Souissi TPX IMAGES OF THE DAY
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La tension reste vive dans le gouvernorat de Kébili, au centre de la Tunisie. Le calme est revenu après de violentes manifestations menées par des proches de migrants morts ou disparus en mer dimanche dernier 8 octobre. En cause, l'absence d'informations sur cette collision meurtrière entre un navire militaire et une embarcation de migrants.

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Les écoles sont restées fermées dans la région de Kébili et des unités militaires ont été déployées près des établissements publics, pour assurer le calme.

C'est à Souk Lahad, à six heures de route au sud de Tunis, qu'ont eu lieu des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. Des dizaines de jeunes en colère ont mis le feu à la délégation et à la résidence du délégué, l'équivalent de sous-préfet. Usant du gaz lacrymogène, la police a procédé à plusieurs interpellations.

Les manifestants qualifient de morts suspectes ou d'assassinats les décès et disparitions de plusieurs jeunes de la région, dimanche, dans le naufrage de leur embarcation après une collision avec un bateau militaire au large de l'île de Kerkennah.

Selon eux, en pleine nuit, le navire de la marine aurait utilisé des canons à eau puis sciemment fait couler le bateau chargé de 90 migrants.

Le ministère de la Défense dément et affirme au contraire que c'est l'embarcation clandestine qui a heurté le bateau militaire, après une poursuite qui aurait duré plus de trois heures.

Le Premier ministre Youssef Chahed a tenté d'apaiser la tension en qualifiant le drame de catastrophe nationale, se disant également confiant dans l'enquête en cours.

Dénonçant le silence des autorités face aux familles de disparus, les manifestants demandent la mise en place, rapidement, des moyens de développement pour retenir les candidats à l'exil, de plus en plus nombreux.

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