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Kenya

Kenya: violences meurtrières entre la police et l’opposition

Nairobi le 17 novembre 2017, lors des heurts entre forces de l'ordre et partisans de Raila Odinga.
Nairobi le 17 novembre 2017, lors des heurts entre forces de l'ordre et partisans de Raila Odinga. REUTERS/Thomas Mukoya TPX IMAGES OF THE DAY
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Nouvelles violences au Kenya vendredi 17 novembre : des milliers de partisans de l'opposition sont allés accueillir Raila Odinga, qui rentrait d'un voyage de 10 jours à l'étranger. L'opposition devait ensuite tenir un meeting dans le centre de Nairobi, mais la police avait interdit toute manifestation. Partisans de Raila Odinga et force de l'ordre se sont donc affrontés. Il y aurait au moins deux morts par balles.

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Voitures brûlées, gaz lacrymogène et coups de feu, les célébrations prévues pour le retour de Raila Odinga ont tourné au chaos dans le centre de Nairobi, bouclé par un important dispositif policier. Après le passage du convoi de l'opposition, Kennedy Musembe, un riverain, raconte : « Les partisans de la NASA et la police se sont affrontés juste là, au rond-point. Il y a déjà des morts. Je soutiens la NASA, mais je fais la différence entre le bien et le mal. Certains partisans de l'opposition pillent des magasins et brûlent des voitures. Mais de son côté, le gouvernement donne l'ordre de tirer pour tuer, et ça n'est pas bien. »

La police nie avoir utilisé des balles réelles et donne un bilan de 5 morts à cause des jets de pierres de la foule en colère. Dès le matin, des centaines de partisans s'étaient rassemblés aux alentours de l'aéroport pour accueillir leur leader. Raila Odinga les a remerciés : « Nous nous dirigeons vers la troisième république. Aujourd'hui est un jour important dans l'agenda politique kényan. Je veux remercier tous les Kényans qui se sont déplacés en nombre pour me voir, et je dis "Uhuru, bye bye". »

Selon le porte-parole de la NASA, l'interdiction du rassemblement de ce vendredi est la preuve que le Kenya sombre vers la dictature. L'opposition poursuit donc sa résistance,à quelques jours du verdict de la Cour suprême.

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