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Libye

Esclavage en Libye: le reflet de l'impuissance du gouvernement de Tripoli

Le Premier ministre libyen Fayed el-Sarraj, le 3 avril 2016 à Tripoli.
Le Premier ministre libyen Fayed el-Sarraj, le 3 avril 2016 à Tripoli. MAHMUD TURKIA / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'émotion soulevée par la vente de migrants africains en Libye a tourné tous les regards vers les autorités internationalement reconnues en Libye, lesquelles ont annoncé l'ouverture d'une enquête sur les marchés aux esclaves qui ont scandalisé le monde entier. Pour autant, même s'il le voulait, le Gouvernement d'union nationale (GNA), en place depuis mars 2016, ne pourrait pas faire grand chose, puisqu'il ne détient pas le pouvoir réel en Libye.

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L'Union africaine, ainsi que plusieurs pays, ont effectué des démarches envers le GNA pour exiger que cesse ce que beaucoup qualifient désormais de « crimes contre l'humanité ».

Mais comment le gouvernement de Tripoli pourrait-il faire en sorte que les migrants africains soient mieux traités quand il ne peut même pas garantir que les Libyens mènent une vie normale ? s'interroge le chercheur Jalel Harchaoui, spécialiste de la Libye à l'université de Paris-VIII.

Il ajoute qu'il ne faut pas oublier que la Libye est toujours plongée dans la guerre civile, certes de basse intensité mais le conflit a tout dévasté dans le pays. Le mois dernier, la Banque mondiale a d'ailleurs prévenu que l'économie libyenne était « au bord de l'effondrement ».

« Réinitialiser » le processus de paix

« Le gouvernement de Tripoli est plus toléré que respecté par les groupes armés qui exercent le pouvoir réel », rappelle le chercheur. Ils gèrent l'ordre public, mais génèrent aussi l'activité économique, criminelle ou non, et donc les dernières sources d'argent qui nourrissent les familles de leur secteur.

Institué par la communauté internationale, le gouvernement de Tripoli n'est alors « qu'un maigre outil au service de la diplomatie, histoire d'avoir un interlocuteur que l'on puisse nommer "Libye" », dit un connaisseur du pays.

Selon International Crisis Group, pour faire cesser le cauchemar vécu par les migrants africains en Libye, il faut une réelle « réinitialisation » du processus de paix et la mise sur pied d'un gouvernement respecté par tous les belligérants.

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