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RDC

Crimes sexuels en RDC: demande de récusation de deux juges du procès de Kavumu

Le député provincial Frédéric Batumike et ses 17 coaccusés sont poursuivis pour crime contre l'humanité par viol et par meurtre (image d'illustration).
Le député provincial Frédéric Batumike et ses 17 coaccusés sont poursuivis pour crime contre l'humanité par viol et par meurtre (image d'illustration). Solange Shagayo
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Nouveau rebondissement dans le procès de Kavumu en RDC. Jeudi, le député Frédéric Batumike a déposé deux requêtes, l'une pour suspicion légitime, qui met en doute l'impartialité de deux juges de la cour, et l'autre pour que ces mêmes juges soient récusés. Chef de la milice « Armée de Jésus », Frédéric Batumike comparaît devant la justice depuis le 9 novembre pour assassinat. A ses côtés, 18 membres de cette milice sont accusés du viol de 48 fillettes et de crimes contre l'humanité. Suite à ces requêtes, la cour a dû suspendre les audiences alors que le procès touche à sa fin.

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« Monsieur le premier président. Nonobstant mon refus catégorique, vous m'avez forcé à venir comparaître devant votre juridiction payée à l'avance par les ONG, Trial, la Fondation Panzi et le Pnud ». Dans sa requête, Frédéric Batumike ne mâche pas ses mots pour dénoncer la partialité de ses juges.

Dans ce document, que RFI a pu consulter, le député déroule sa liste de griefs. Les magistrats et les avocats des parties civiles lui auraient notamment « gueulé » dessus. « Ils multiplient des pratiques qui frisent la torture, en utilisant des attaques personnelles et des allusions blessantes », poursuit-il.

En conséquence, le député demande la récusation du premier président de la cour et de son conseiller. Frédéric Batumike souhaite ainsi se débarrasser des deux juges de carrière, c'est-à-dire licenciés en droit, sur les cinq qui composent ce tribunal militaire.

L'examen de ces requêtes doit maintenant remonter jusqu'à la Haute Cour de Kinshasa, ce qui prendra plusieurs jours voire semaines. « Une manœuvre dilatoire », selon Me Charles Cubaka Cicura, avocat des parties civiles. La défense avait déjà déposé il y a 10 jours plusieurs requêtes pour invalider ce procès, arguant qu'un tribunal militaire n'était pas compétent pour cette affaire.

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