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Liberia

Liberia: Joseph Boakai clôt sa campagne avec un défilé de voitures dans Monrovia

Le vice-président libérien, Joseph Boakai, a tenu son dernier meeting de campagne ce dimanche 24 décembre.
Le vice-président libérien, Joseph Boakai, a tenu son dernier meeting de campagne ce dimanche 24 décembre. REUTERS/Thierry Gouegnon
Texte par : RFI Suivre
7 mn

La campagne électorale s'est achevée dimanche 24 décembre à minuit. Toute activité partisane est interdite avant l’élection présidentielle de mardi. Plus de deux millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour départager les deux candidats arrivés en tête au premier tour du 10 octobre: le vice-président sortant, Joseph Boakai, et l’ex-footballeur, George Weah. La campagne de Joseph Boakai s’est clôturée ce dimanche 24 décembre, par un défilé de voitures dans les rues de Monrovia – et non pas, comme c’était prévu, par un meeting au siège de son parti de l’Unité.

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Rude journée pour le vice-président. Joseph Boakai devait participer à un meeting au siège de son parti de l’Unité, mais, malgré la musique, peu de supporters - une petite centaine tout au plus - étaient présents.

Et ils ne semblaient pas avoir le cœur à la fête. Les partisans de « Joe Boakai » comme il est parfois surnommé, savaient bien que, la veille, le camp adverse avait mobilisé une foule impressionnante pour entendre George Weah dans le plus grand stade de Monrovia.

Lorsque les organisateurs de Joseph Boakai ont fini par comprendre que leur rassemblement ne serait pas à la hauteur, ils ont opté pour un convoi de voitures, officiellement pour permettre à leur candidat « d’aller à la rencontre des électeurs ».

[Ellen Johnson Sirleaf] a fait du très bon boulot. Notre pays est en paix ! Mais quand on pense à la corruption, à tout l’argent que les bailleurs de fonds nous ont donné, si elle avait fait juger ces gens-là, son bilan aurait été… phénoménal !

Dans un salon de coiffure de Monrovia

Echanges entre supporters

Des gyrophares et beaucoup de bruit, beaucoup d’hommes armés aussi, mais le convoi n’a pas toujours jugé prudent de s’arrêter. Parce que des passants pro-Weah ne se gênaient pas pour apostropher les automobilistes pro-Boakai.

« Il fait campagne contre la corruption, mais c’est trop tard. C’est quand il était vice-président qu’il aurait dû démissionner pour dénoncer la corruption ! »

Des remarques de ce genre ont provoqué des répliques du camp Boakai, comme, par exemple : « Weah devrait retourner à l’école ». Une façon de souligner que l’ex-footballeur a parfois du mal à s’exprimer en anglais.

C’est ce genre de critiques que de plus en plus de gens considèrent comme méprisante pour George Weah, qui semble pousser beaucoup de Libériens dans les bras de l’ex-gamin des bidonvilles.


Un premier tour marqué par des irrégularités

Le premier tour du 10 octobre avait été marqué par une série d’irrégularités, d’autant plus qu’il suffisait d’être munis d’une carte d’électeur pour voter. Cette fois-ci, les noms des électeurs doivent figurer en bonne et due forme sur la liste électorale qui a été nettoyée, entre les deux tours, avec l’aide de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le bloc régional.

Je crois que l’une des leçons aussi que la Commission électorale doit tirer de cette expérience, c’est l’importance capitale du fichier électoral dans chaque élection, et du fait que tout le travail qui est fait autour du fichier électoral doit être fait avec la participation des acteurs qui sont les partis politiques. Parce que si cela se fait en toute transparence avec l’implication de l’ensemble des partis politiques, il y aura moins de contestation le moment venu. Donc espérons qu’avec le nettoyage qui a été fait avec le concours de la Cédéao, il y aura moins de cas de gens qui ne retrouveront pas leur nom sur la liste électorale, et donc moins de contentieux par rapport au fichier électoral. Cette fois-ci, il y aura beaucoup plus de discipline, beaucoup plus de rigueur pourvu que seuls ceux qui ont, et la carte d’électeur et leur nom sur la liste électorale, ce sont ceux-là uniquement qui auront le droit de voter.

Christopher Fomunyoh de l’Institut démocratique national (NDI)

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