Kenya

Election présidentielle au Kenya: le rapport critique des observateurs de l'UE

Le personnel de la Cour suprême kényane classe les documents concernant les recours déposés contre l'élection présidentielle du 26 octobre 2017.
Le personnel de la Cour suprême kényane classe les documents concernant les recours déposés contre l'élection présidentielle du 26 octobre 2017. YASUYOSHI CHIBA / AFP

Intimidations, violences policières, discours haineux... Le rapport final de la mission d'observation de l'Union européenne sur les élections kényanes, présenté hier à Bruxelles, est sévère. Pour l'UE, les droits démocratiques des Kényans ont été bafoués, la faute aux politiciens de tous bords.

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Marietje Schaake, la présidente de la mission, a d'abord pointé du doigt le Jubilee, le parti d'Uhuru Kenyatta. Amendements controversés à la loi électorale, utilisations des moyens et des ressources de l'Etat lors des campagnes, pressions sur la justice et la société civile... La liste est longue. « Nous aurions aimé présenter nos recommandations à Nairobi, a-t-elle ajouté, mais le gouvernement nous a fait savoir qu'il n'était actuellement pas prêt à nous recevoir. »

Le parti de Raila Odinga n'a pas non plus été épargné. L'UE a rappelé les attaques et les intimidations envers les membres de la commission électorale lors de la seconde élection, avant de conclure : « le pays serait dans un état bien pire sans les efforts des Kényans, qui se sont opposés à de nouvelles violences. »

Les 29 recommandations de l'Union européenne sont rendues publiques alors que la communauté internationale continue d'appeler au dialogue entre majorité et opposition. Uhuru Kenyatta est en passe de constituer son nouveau gouvernement, tandis Raila Odinga maintient sa volonté de prêter serment en tant que président du peuple le 30 janvier.

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