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Burkina Faso

Burkina: 2 ans après son rapt, toujours pas de nouvelles du docteur Elliott

Photo non datée du docteur Ken Elliott qui s'est installé en 1972 au Burkina Faso avec son épouse.
Photo non datée du docteur Ken Elliott qui s'est installé en 1972 au Burkina Faso avec son épouse. Facebook/Djibo soutient Dr. Ken Elliot
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au Burkina Faso, ce lundi 15 janvier, cela fera 2 ans que le docteur Arthur Elliott Kenneth a été enlevé à Djibo. Un enlèvement revendiqué par « l’Emirat du Sahara », une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Son épouse a été libérée en février 2016, mais le médecin reste toujours entre les mains de ses ravisseurs. A Djibo, dans la province du Soum où le couple vivait et travaillait, les associations ont manifesté pour interpeller le gouvernement à se pencher plus sur le cas du docteur Elliott.

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A Djibo, un collectif d'une vingtaine d'associations se mobilise pour rappeler au gouvernement que le docteur Ken Elliott est toujours détenu par ses ravisseurs. Plusieurs raisons motivent les populations de la province du Soum à s'organiser pour demander plus d'engagements pour sa libération.

Spécialiste en chirurgie, le docteur Ken Elliott prenait en charge gratuitement ses patients et traitait plusieurs pathologies qui nécessitaient d’importants moyens financiers. Dans sa clinique, il employait une dizaine de personnes, toutes originaires de la province du Soum.

Exiger plus d'engagements des autorités

Depuis son enlèvement, la clinique est restée fermée. Aucune activité n'y est menée. Les patients, pour la plupart des enfants et des personnes âgées, sont obligés de parcourir des centaines de kilomètres pour se rendre à Ouagadougou pour une prise en charge. « C'est avec beaucoup d'amertume que nous assistons à leur souffrance », lance l'un des organisateurs de la manifestation.

« Ce qui est déplorable, c'est que le gouvernement n'a pas tenu ses engagements », selon un responsable de la société civile sur place. Le gouvernement avait promis, poursuit notre interlocuteur, de faire fonctionner la clinique, mais jusque-là, rien n'est encore fait.

Au cours d'une conférence de presse cette semaine, le ministre de la Sécurité avait déclaré que le gouvernement multipliait les contacts et les recherches afin de retrouver l'octogénaire. Le comité de soutien des habitants de Djibo a organisé, ce dimanche matin, une marche de soutien. Des milliers de personnes ont défilé pour exiger plus d'engagements des autorités dans la recherche et la libération du docteur Elliott et une lettre, adressée au président Roch Marc Kaboré, a été lue. Les habitants demandent que la clinique du chirurgien, l'oeuvre de quanrante ans d'engagement, soit préservée.

Juste après son enlèvement, le ministère de la Santé d’abord, le ministère de la Sécurité ensuite et même le Premier ministre ont pris des engagements à l’endroit des travailleurs de la clinique: «Nous allons vous redéployer, nous allons vous prendre en charge, nous allons essayer de voir ce qu’on peut faire pour vous…». Depuis, rien n’a été fait.

Oumarou Tao

 

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