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Mali

Rapt de soeur Gloria au Mali: la religieuse apparaît dans une nouvelle vidéo

Bamako, au Mali (photo d'illustration).
Bamako, au Mali (photo d'illustration). Mathieu Arnaudet/Getty Images
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Nouvelle vidéo de la sœur Gloria Argoti, cette religieuse colombienne enlevée le 7 février 2017 à Karangasso, près de Koutiala, dans le sud du Mali, à proximité de la frontière avec le Burkina Faso où elle travaillait comme missionnaire. Sa dernière preuve de vie remontait à juillet 2017, dans une vidéo diffusée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, allié d’al-Qaïda, montrant six otages enlevés au Mali et au Burkina Faso. Dans cette nouvelle vidéo du même groupe, la religieuse sollicite l'intervention du pape François. Une preuve de vie qui réjouit Jean-Baptiste Tiama, évêque du diocèse de Sikasso.

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C'est un message très bref de sœur Gloria, délivré de nuit au beau milieu de ce qui semble être le désert. Mais pour monseigneur Jean-Baptiste Tiama, évêque du diocèse de Sikasso, c'est le soulagement. « Ça donne un peu de joie au cœur même si on ne l’a pas vu elle-même en tant que telle, le fait d’avoir de ses nouvelles, déjà nous réjouit nous. On sait qu’elle est vivante. La vidéo est vraie. Pour nous, c’est une joie. Et en même temps, nous allons lui adresser nos prières pour que cette joie devienne vraiment réalité et que nous puissions retrouver la sœur le plus vite possible », explique-t-il.

La sœur franciscaine travaillait depuis 6 ans comme missionnaire dans le diocèse de Sikasso quand elle a été enlevée le 7 février 2017.

Aucun contact des ravisseurs

Monseigneur Tiama a, depuis, tout fait pour être contacté par ses ravisseurs. En vain. « Nous avions créé des sites. Nous avions mis à la disposition des ravisseurs des numéros de téléphone pour qu’au cas où ils ont besoin de prendre contact avec le diocèse, ils puissent le faire. Mais jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons eu aucun contact de ce côté. Nous ne savons même pas réellement qui sont ces ravisseurs », déplore-t-il.

Dans cette vidéo, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, principale alliance jihadiste du Sahel, demande à ce que la famille de la sœur respecte les mêmes procédures que pour Johan Gustafsson et Stephen McGown. Le Suédois et le Sud-Africain avaient été respectivement libérés en juin et août 2017. Libérations qui avaient été « sécurisées par des ONG indépendantes, telles que Gift of the Givers Foundation, et sans coopération du pouvoir colonial », précise la vidéo.

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