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Tchad

Tchad: la société civile organise le «Jeudi de la colère» contre la mal gouvernance

Une rue de Ndjamena, la capitale du Tchad.
Une rue de Ndjamena, la capitale du Tchad. Getty Images/Anthony Ham
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Collectif tchadien des organisations de la société civile (CTOSC) a appelé à mener des marches pacifiques dans plusieurs villes du pays pour dénoncer la mauvaise gouvernance. Cette initiative est baptisée le « Jeudi de la colère ». Mardi déjà, les forces de l'ordre ont dispersé des rassemblements à Ndjamena. Dix partis politiques ayant soutenu cette initiative ont été suspendus mercredi. La tension sociale est forte au Tchad où le secteur public est en grève illimitée depuis la semaine dernière.

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Les autorités tchadiennes ont été claires : la marche du « Jeudi de la colère » est interdite. Chaque rassemblement sera dispersé, chaque participant risquera une arrestation et les partis politiques impliqués,  une suspension voire une dissolution.

Et pour Ahmat Mahamat Bachir, ministre de la Sécurité, il n’y aura pas d’exception : « Nous avons à maintes reprises répété et nous allons continuer à le répéter. Les conditions sécuritaires ne permettent pas la marche. Est-ce que la marche résout les problèmes ? Bien au contraire. On ne permettra pas à qui que ce soit de troubler l’ordre public ni d’être au-dessus de la loi ».

Un discours d'intimidation, selon les organisations de la société civile,  qui ont lancé le mot d'ordre, et restent déterminées à descendre dans la rue. Ray's Kim est un artiste, rappeur, et c’est aussi le porte-parole de la plateforme « Au nom du respect » (Andur) : « Nous ne sommes pas une rébellion. Nous sommes justes des citoyens qui avons décidé de dire notre ras-le-bol, c’est-à-dire on marche d’un lieu à un autre, et devant les commissariats d’arrondissements, on va s’arrêter pour lire notre motion. C’est un truc pacifique en fait. Dans notre communiqué, on a demandé que les forces de l’ordre se mettent à disposition pour pouvoir encadrer la marche. Encadrer, c’est plus facile que de réprimer ».

De leur côté, les syndicats eux ont durci la grève, en appelant ce mercredi les établissements de santé publique à suspendre leur service minimum.

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