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Gabon

Gabon: «Nous, ce que nous voulons, c’est avoir de l’eau. C’est tout!»

Une vue aérienne de Libreville au Gabon.
Une vue aérienne de Libreville au Gabon. ©Bajan28/creativeCommons
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Gabon, après la décision d'interrompre le contrat de concession du groupe français Veolia, les choses s'accélèrent. Un nouveau directoire provisoire de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), ex-filiale de Veolia, a été nommé. Il est entièrement composé des Gabonais. Ces derniers dirigeront la société durant douze mois, en attendant un nouveau repreneur. Qu’en pensent les Gabonais ?

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Ibrahim Sendjet Mboulou est le président de l'organisation « Gabonais des consommateurs ». C'est son mouvement qui a lancé la contestation contre la SEEG. Pour lui, les consommateurs ont terrassé Goliath.

« Nous étions en colère et si aujourd’hui l’État a décidé de rompre totalement le contrat avec Veolia, nous ne pouvons que nous réjouir mais, partiellement parce que nous attendons que le prochain opérateur économique qui prendra le relais, puisse comprendre les préoccupations des consommateurs car les choses ne seront plus comme avant », explique-t-il.

Le docteur Adrien Moungoungou a découvert la nouvelle dans la presse locale. Il n'est pas du tout enthousiaste.

« C'est blanc bonnet et bonnet blanc. Ce n’est pas la SEEG que l’on va espérer revoir rayonner parce que l’État l’aura récupérée », affirme-t-il.

Dans les quartiers, les opinions des Librevillois sont partagées.

« Qu’ils chassent Veolia ou pas, nous, on veut de l’eau, c’est tout ce qu’on demande ! On ne connait pas les conventions qui vont signer. Tout ce que les Gabonais demandent c’est d’avoir de l’eau qui est source de vie. C’est tout ce que nous demandons ! », précise une femme.

« Vous voulez que les Français restent ? », demande un homme, dubitatif.

« On va faire comment ? », se demande une autre femme.

« Nous devons nationaliser la SEEG, mettre les moyens, mettre les Gabonais à la tête de la SEEG. On est quand même en 2018 ! », préconise un autre Gabonais.

Ces réactions sont une alerte pour les prochains dirigeants de la SEEG. Ils doivent multiplier les efforts pour satisfaire une clientèle exigeante.

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