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Tunisie

Tunisie: le ras-le-bol des jeunes médecins

Entrée de l'hôpital Charles Nicolle à Tunis, en Tunisie.
Entrée de l'hôpital Charles Nicolle à Tunis, en Tunisie. DrFO.Jr.Tn/wikimedia.org
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Tunisie, depuis le début du mois, étudiants et résidents en médecine, l’équivalent des internes, multiplient les actions de protestations. Ils dénoncent, entre autres, de mauvaises conditions d’exercice et demandent au gouvernement de tenir les promesses faites, ces dernières années, pour améliorer leur situation. Ils ont entamé une grève de six jours à l’appel de leur syndicat, l’Organisation des jeunes médecins tunisiens. A Tunis, ce lundi 19 février, a eu lieu la plus grosse manifestation depuis le début du mouvement.

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Près de 3 000 étudiants en blouse blanche étaient rassemblés devant le ministère de la Santé tunisien. L’adoption d’un statut légal pour les internes est l’une de leurs principales revendications. Leur travail n’est pas réglementé et ils sont corvéables à merci pour pallier le manque de moyens dans les hôpitaux publics.

« L’interne fait office de bouche-trou. En France, par exemple, on ne peut pas travailler au-delà de 24 heures de suite mais en Tunisie, on peut nous obliger, faute de législation, à travailler au-delà de 50 heures. Il y a un danger vis-à-vis de nos patients. On ne peut pas fournir le niveau requis pour la prise en charge », déplore Oussema Bouabdallah, interne en pédiatrie.

« Mouvement 76 »

Les jeunes médecins ont intitulé leur mouvement de protestation « mouvement 76 ». Le chiffre 7 correspond à sept ans de revendications non-satisfaites et le 6, aux six ministres de la Santé qui se sont succédés, depuis 2012, sans que rien ne change.

« Les internes sont maltraités au niveau des hôpitaux et ce malaise dure. On n’avance pas. Nous, on se sent désabusés parce que ce que nous voulons aujourd’hui, c’est pour notre pays, pour notre système de santé. Ce n’est pas par égoïsme », précise Mariem Ben Soltane, de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins.

Face à la dégradation de leurs conditions d’exercice, de plus en plus de médecins quittent la Tunisie. L’an dernier, près de la moitié des nouveaux diplômés sont partis exercer à l’étranger.

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