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Guinée

Communales en Guinée: après la lutte dans les urnes, le combat judiciaire

La Céni proclame les résultats (au centre son président Me Salif Kébé).
La Céni proclame les résultats (au centre son président Me Salif Kébé). Carol Valade/RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Céni a annoncé les tout derniers résultats définitifs des élections communales du 4 février dernier : trois communes manquantes à Macenta ainsi que les communes urbaines de Kouroussa et Pita notamment. Le taux de participation général s’élève à 53,72% et le taux de bulletins nuls à 7,01 %. La longue série des 342 résultats s’achève donc après avoir été distribuée au compte-goutte pendant plus de deux semaines. Mais pour l’opposition le combat n’est pas terminé, bien au contraire.

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La quasi totalité de ses recours ayant été rejetés, l'opposition dénonce une justice « partiale ». Elle a décidé d’assigner la Céni devant le tribunal de première instance de Dixinn. En cause : un cas emblématique, selon elle, des dysfonctionnements de la justice.

Au centre des débats : Mafara, petite commune du Fouta, théâtre d’un contentieux plutôt singulier. Une sous-section du RPG, le parti au pouvoir, saisit le juge qui rend sa décision, sans toutefois renverser la majorité, qui reste en faveur de l’UFDG, principal parti d’opposition.

La Céni « proclame » alors les résultats. Mais quelques jours plus tard, coup de théâtre : le juge « rend » une nouvelle une décision, rectificative. Cette fois, l’équilibre bascule en faveur du RPG !

« Trop tard » selon l’opposition. Mais la Céni fait une nouvelle proclamation : il y a donc deux résultats officiels différents pour Mafara.

« Impossible ! », s’insurge l’opposition, qui réclame le rétablissement de la première, celle qui lui est favorable. « On nous accuse à tort », rétorque la défense. La Céni n’a fait que « suivre la décision du juge ».

Pour l’opposition, ce cas est « emblématique » car il montre les « dysfonctionnements » du processus électoral ainsi que la « partialité » des juges. « S’il le faut, nous irons jusqu’à la Cour suprême pour faire annuler le scrutin », menacent-ils.

Dans le cas de Mafara, on connaîtra mardi 27 février la décision du juge.

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