Comores / Mayotte

Les Comoriens se sentent concernés par les élections à Mayotte

Une rue de Moroni (photo d'illustration).
Une rue de Moroni (photo d'illustration). Soidroudine Mohamed
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A Moroni on s’est également intéressé aux élections législatives partielles qui se sont tenues dimanche 18 mars à Mayotte. Les électeurs du 101e département français étaient attendus aux urnes malgré la grève qui paralyse l’île depuis un mois. Les Mahorais protestent contre la pauvreté et l’insécurité grandissante que beaucoup imputent à la présence de nombreux Comoriens sans-papiers français.

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Le climat d’insécurité dans lequel ces élections législatives partielles ont été organisées à Mayotte préoccupe l’ensemble de l’archipel, les familles comoriennes vivant dispersées sur les quatre îles. Il y a trois jours, le corps sans vie d’un Comorien avait été retrouvé marqué par des coups de machette et les mains attachées dans le dos.

La veille du scrutin, les maires et les conseillers départementaux avaient demandé son report mettant en avant la difficulté de sécuriser les bureaux de vote et les routes qui y mènent.

Pour le Comité Maore, une organisation qui regroupe des Comoriens de tout l’archipel afin de lutter pour le retour de Mayotte dans son giron naturel, la tenue de ce scrutin en dépit du mouvement social et des violences croissantes contre les Comoriens sans papiers français, fait de nouveau la preuve du dédain apporté par la France à la voix des Mahorais.

Quant aux résultats eux-mêmes, ils n’ont pour le Comité Maore aucune valeur puisque, comme les autorités comoriennes et les Nations unies, il ne reconnaît pas légalement Mayotte comme un département français.

(Re) lire : Les Comores touchées par la crise qui dure à Mayotte

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