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Guinée / Réseaux sociaux

Guinée: des associations fustigent les discours haineux sur internet

En Guinée, ce sont sur les réseaux sociaux que les contenus malveillants sont les plus nombreux.
En Guinée, ce sont sur les réseaux sociaux que les contenus malveillants sont les plus nombreux. REUTERS/Dado Ruvic/File Photo
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Guinée, depuis les élections communales du 4 février dernier et le début des violences post-électorales, les propos racistes ou insultes à caractère ethnique se multiplient. Plusieurs associations de la société civile déplorent également les appels à la haine récents, opposant communautés ou ethnies, y compris pendant des meetings ou même dans les quartiers généraux des principales formations politiques. Et ce sont sur les réseaux sociaux que ces dérives sont virulentes et fréquentes.

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Au siège d’Ablogui, l’Association des blogueurs de Guinée, les membres scrutent les réseaux sociaux. Sur Facebook ou Twitter, la haine a pris une proportion jamais égalée, selon le web-activiste Abdoulaye Oumou Sow.

« Les pyromanes, parce qu’il faut les appeler comme cela, parce que ce sont des gens qui appellent à la violence, qui sont en train d’indexer une communauté, sans qu’une communauté indexe l’autre communauté. On est un réseau social, pas un réseau de haine », souligne-t-il.

En lançant le hashtag, #isolonslahaine, ces citoyens engagés souhaitent dénoncer ces dérives communautaires. Ablogui interpelle aussi sur l’instrumentalisation par les partis politiques des différences ethniques, comme l’explique Hadja Toulaye Diallo.

« Il y a la milice médiatique du parti au pouvoir, il y a le club des auditeurs et des communicants du principal parti d’opposition aujourd’hui. Ce sont d’ailleurs leurs propos qui sont les plus graves aujourd’hui sur Facebook, et après c’est pour dire qu’ils communiquent au nom du parti », dit-elle.

Le ministre des Télécommunications Moustapha Mamy Diaby rappelle qu’une loi a été adoptée en 2016 sur la cybersécurité : « Tout citoyen qui se rendrait coupable de publication de contenus malveillants va subir les rigueurs de la loi. Nous avons des outils qui nous permettent de les identifier, de les traquer, de les arrêter. » Pour l’heure, en Guinée, aucun cyber-délinquant n’a été condamné.

(Re) lire : Manifestants tués en Guinée: le parquet défend les forces de sécurité

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