Somalie

Somalie: Mogadiscio à nouveau frappée dans un contexte de tensions politiques

Une nouvelle déflagration est survenue à l'extérieur de l'hôtel Weheliye à Mogadiscio, le 22 mars 2018.
Une nouvelle déflagration est survenue à l'extérieur de l'hôtel Weheliye à Mogadiscio, le 22 mars 2018. REUTERS/Feisal Omar

La capitale somalienne a été secouée par l'explosion d'une voiture piégée ce jeudi 22 mars. L'attentat a fait au moins 14 morts et une dizaine de blessés. Il a été revendiqué par les islamistes shebabs.

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Véhicules éventrés, échoppes détruites, murs calcinés, les shebabs ont de nouveau frappé.

Leur objectif était incertain selon les autorités. Néanmoins, plusieurs éléments étaient réunis pour obtenir un grand nombre de victimes. La voiture chargée d'explosifs était garée en face de l'hôtel Weheliye, un lieu très prisé notamment par les politiciens et entrepreneurs. Un bâtiment également situé dans ce que l'on présente comme l'artère la plus fréquentée de la capitale, la Makka al-Mukarama.
Dans leurs revendications, les shebabs affirment avoir aussi tué des militaires et des agents des renseignements. Les autorités assurent que la plupart des victimes sont des civils.

L'attaque survient dans un contexte propice à l'instabilité en Somalie, avec une lutte de pouvoir entre le président de l'Assemblée et le Premier ministre. « Chaque camp a mobilisé des élus pour évincer l'autre. Cette tension politique s'est diffusée dans l'appareil sécuritaire », explique Rashid Abdi, de l'International Crisis Group.

La tension est montée au point que des militaires ont été déployés autour du Parlement. Une crise somalienne alimentée par celle du Golfe avec, d'un côté, les Emirats donnant des signes de soutien du président de l'Assemblée, et de l'autre le Qatar, penchant plutôt du côté du Premier ministre. Selon Rashid Abdi, « tout cela détourne l'attention des forces de sécurité et facilite les attaques terroristes ».

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