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Comores

Les Comores refusent d'accueillir les sans-papiers expulsés de Mayotte

Le port de Mutsamudu, sur l'île d'Anjouan aux Comores.
Le port de Mutsamudu, sur l'île d'Anjouan aux Comores. IBRAHIM YOUSSOUF / AFP
Texte par : RFI Suivre
1 mn

Aux Comores, le ministère des Transports a publié une note circulaire interdisant le rapatriement des Comoriens expulsés massivement de l'île de Mayotte. Aussitôt la note sortie, un premier bateau a été refoulé de la côte anjouanaise et contraint de retourner à Mayotte avec les clandestins à son bord. La crise sociale qui secoue Mayotte depuis un mois pour cause de pauvreté croissante et d'insécurité, a vu la stigmatisation des Comoriens sans-papiers. Mais les autorités comoriennes ne l'entendent pas de cette oreille.

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Quelques heures à peine après la décision officielle du ministère des Transports d'empêcher les expulsions des Comoriens de Mayotte, une première embarcation a été refoulée aux abords des côtes d'Anjouan. A son bord, 93 passagers, tous des sans-papiers. Le capitaine du Gombessa a reçu l'ordre de la capitainerie de faire demi-tour avec ses passagers, il s'est exécuté.

Cette période de crise à Mayotte donne lieu à des expulsions bien plus nombreuses qu'à l'accoutumée et pas forcément uniquement de Comoriens. Il y a des sans-papiers d'autres nationalités qui se retrouvent rejetés sur les îles d'Anjouan ou de Grande Comore.

Les autorités comoriennes durcissent le ton comme elles l'avaient annoncé via le ministre des Affaires étrangères El-Amine Souef. « La France doit rétablir le calme et sécuriser les populations ou quitter l'île pour de bon ».

En 2011, Fahmi Saïd Ibrahim, également ministre des Affaires étrangères à l'époque, avait aussi opté pour le blocage des expulsions. En guise de représailles, l'ambassade de France aux Comores avait alors fermé son service d'octroi des visas Schengen d'abord diplomatiques puis ordinaires.

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