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Kenya / Justice

Kenya: la cour d'appel déclare inconstitutionnels des examens pour homosexuels

La cour d'appel de Monbasa au Kenya a déclaré les examens anaux forcés inconstituionnels. (Image d'illustration)
La cour d'appel de Monbasa au Kenya a déclaré les examens anaux forcés inconstituionnels. (Image d'illustration) Fry Design Ltd via Getty Images
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C’est une avancée pour les homosexuels du Kenya et le respect de leur dignité. Jeudi 22 mars, une cour d’appel à Mombasa a déclaré les examens anaux forcés inconstitutionnels. Un traitement dégradant, infligé aux personnes soupçonnées d’homosexualité. Ce verdict fait suite à l’arrestation de deux hommes en février 2015.

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« C’est une décision historique et unique au monde », réagit Neela Ghoshal de l’organisation Human Rights Watch. Le verdict de la Cour d’appel de Mombasa est vécu comme une victoire pour les défenseurs de la cause LGBT.

Les deux accusés avaient été arrêtés en 2015, alors qu’une affaire de pornographie homosexuelle sur Internet faisait scandale. Les examens anaux ne sont pas pratiqués au Kenya, mais la population exigeait des arrestations. La police était sous pression pour trouver des preuves, explique Neela Ghoshal.

Les deux hommes ont donc subi ces tests, soi-disant destinés à prouver un comportement homosexuel. Il s’agit pour des médecins d’examiner l’anus des suspects avec leurs mains ou en introduisant des objets. Un traitement cruel, inhumain, dégradant, qui s’apparente à de la torture, dit Human Rights Watch.

Les activistes avaient porté plainte. En 2016, la Haute cour avait autorisé le recours à ces examens, se basant sur une loi imprécise de 2006. La décision de la juridiction d’appel vient donc casser ce premier jugement. Elle réaffirme la dignité de ces hommes victimes d’horribles pratiques, explique Neela Ghoshal.

Les examens anaux sont utilisés dans quelques pays du monde comme le Cameroun, la Tanzanie, l’Ouganda, l’Egypte ou encore le Turkménistan. Neela Ghoshal espère que ce verdict servira d’exemple et qu’au Kenya il facilitera dans l’avenir une dépénalisation de l’homosexualité, toujours punie de quatorze ans de prison.

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