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RDC

RDC: le gouvernement conditionne sa participation à une conférence humanitaire

Des réfugiés de la République Démocratique du Congo portent leurs effets personnels en passant près des bureaux du HCR au camp de réfugiés de Kiziba, au Rwanda, le 21 février 2018.
Des réfugiés de la République Démocratique du Congo portent leurs effets personnels en passant près des bureaux du HCR au camp de réfugiés de Kiziba, au Rwanda, le 21 février 2018. Jean Bizimana / REUTERS
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La République démocratique du Congo (RDC) est frappée depuis plusieurs années par une très grave crise. Pour faire face à cette situation, l'ONU va procéder à une levée de fonds, le 13 avril à Genève. Kinshasa pose cependant des conditions avant de confirmer sa participation à la réunion des bailleurs de fonds, en Suisse. Le gouvernement congolais exige en effet une concertation préalable avec les organisations humanitaires. Les autorités accusent les ONG de donner une image trop négative du pays.

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Selon José Makila, entre les données des services officiels sur le terrain et les chiffres livrés par la communauté humanitaire, il y a une grande marge. Le Premier ministre par intérim accuse les humanitaires d'avoir exagéré en considérant la crise, en RDC, au niveau le plus élevé. Il estime qu'il faut harmoniser les vues et révèle qu'à l'initiative du gouvernement, une réunion a même été envisagée.

« Cette rencontre ne s’étant tenue et ayant suivi plusieurs déclarations que nous qualifions de mensongères faites par certaines organisations humanitaires tendant à intoxiquer l’opinion tant nationale qu’internationale, le gouvernement de la République démocratique du Congo conditionne sa décision de participer à la rencontre de Genève à l’harmonisation de vues entre le gouvernement et les partenaires humanitaires », a déclaré le Premier ministre par intérim.

Côté humanitaires, on dit être surpris mais on se dit déterminé de profiter de ce week-end pour essayer de comprendre ce qui s'est réellement passé.

Nous avons, en ce moment, près de 4,5 millions de personnes déplacées, un peu plus de 2 millions d’enfants qui souffrent de malnutrition sévère. Ce sont des chiffres qui sont connus de tout le monde y compris du gouvernement congolais. Nous prévoyons une série de rencontres dans le courant de cette semaine afin d’échanger, de discuter et aplanir les points de divergence.

Yvon Edoumou

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