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Kenya

[Reportage] Kenya: enregistrement des réfugiés au camp de Sololo

Lors de l'enregistrement des réfugiés par les humanitaires, dans le camp de Sololo, dans la région de Moyalé, au Kenya.
Lors de l'enregistrement des réfugiés par les humanitaires, dans le camp de Sololo, dans la région de Moyalé, au Kenya. RFI/Sébastien Németh
Texte par : RFI Suivre
3 mn

10 000 réfugiés éthiopiens sont toujours au Kenya. Il y a trois semaines, suite à des exactions de l’armée contre des membres de la communauté Oromo, plusieurs milliers de personnes ont passé la frontière dans la région de Moyalé, dans le nord du Kenya. L’assistance humanitaire fournie par le gouvernement, le Haut Commissariat des Nations unies (HCR), la Croix-Rouge ou encore l’Unicef est en cours tout comme le recensement des réfugiés qui ne fait pas l’unanimité parmi eux.

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Au camp de Sololo, les réfugiés font la queue devant les tables du HCR et du gouvernement kényan qui enregistrent les profils de chacun. Les premiers jours de la crise, le recensement était manuel pour parer à l’urgence. Désormais, il est biométrique. Toutefois, certains refusent de s’enregistrer.

« On fait ça pour éviter les doublons et qu’une personne bénéficie deux fois de l’aide. Des locaux pourraient aussi se faire passer pour des réfugiés afin d’obtenir de la nourriture. Les Ethiopiens qui sont aussi Kényans ont peur d’être punis pour avoir demandé l’asile. Certains craignent de devenir apatrides. Enfin, des agents gouvernementaux participent au recensement et cela aussi inspire la peur », explique Christopher Ouko, représentant du HCR.

Djirma Kositcha Guratcha est au camp avec sa femme et 5 enfants. Eleveur éthiopien, il a également une identité kényane et refuse de s’enregistrer.

« Si je m’inscris, on pourrait me retirer mes papiers kényans. J’ai du bétail. Les animaux traversent la frontière et donc, je passe au Kenya avec eux. Sans ces papiers, je ne pourrai plus traverser, car la police pourrait m’interroger ou m’arrêter », précise-t-il.

Galmo Galma Bilalo est arrivée de Maddo-Tuka, avec trois enfants. Elle vient d’obtenir sa carte de rationnement et approuve l’enregistrement.

« On m’a demandé combien j’avais d’enfants, ma religion, si j’étais mariée. Ils ont pris mes empreintes. Je sais que des gens ont peur, mais quand vous êtes dans une telle situation, que vous avez besoin d’aide, vous ne vous préoccupez pas de votre carte d’identité », dit-elle.

Le HCR passe par les chefs communautaires pour tenter de convaincre tout le monde et assure que personne ne sera puni ou rendu apatride.

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