Madagascar

Lois électorales à Madagascar: des contestations sans cesse plus nombreuses

Votées par l'Assemblée nationale puis par le Sénat, les lois électorales malgaches sont sous le feu des critiques.
Votées par l'Assemblée nationale puis par le Sénat, les lois électorales malgaches sont sous le feu des critiques. RFI/Sarah Tétaud
Texte par : RFI Suivre
2 mn

À Madagascar, les contestations s’amplifient. Des personnalités politiques et civiles s’unissent pour s’opposer à l’adoption des textes électoraux. Selon elles, les lois ne garantissent pas l’apaisement dans le pays. Les opposants à ces lois interpellent à présent la Haute cour constitutionnelle.

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Après les militaires à la retraite, la liste des contestataires s’allonge. Cette fois, ce sont des candidats à la présidentielle, telles que Saraha Rabeharisoa ou Arlette Ramaroson, qui s’élèvent contre les lois électorales.

Des membres de la société civile aussi s’y opposent, comme, notamment, le groupement des experts nationaux (GEN). Ce dernier a fait savoir que les lois ne respectent pas du tout les droits des électeurs et qu’elles constituent une forme d’exclusion. Sont particulièrement visées les dispositions qui prévoient un délai de campagne trop court et la création couteuse de nouveaux bureaux de vote.

La Haute cour constitutionnelle saisie

Ces personnalités qui font front commun souhaitent aussi une meilleure régulation des média en période électorale. Considérant que certaines dispositions des lois organiques vont à l’encontre de la constitution, ils ont donc décidé de saisir la Haute cour constitutionnelle afin qu’elle invalide les textes.

Les lois électorales ayant été votées par le Sénat mercredi 12 avril, la Haute cour constitutionnelle est la dernière étape avant la promulgation des textes par le président de la République.

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