Libye

Un commandant de l’Armée nationale libyenne échappe à une tentative d’assassinat

Des membres des forces spéciales de l'Armée nationale libyenne d'Haftar célèbrent la libération de Benghazi, le 5 juillet 2017 (photo d'illustration).
Des membres des forces spéciales de l'Armée nationale libyenne d'Haftar célèbrent la libération de Benghazi, le 5 juillet 2017 (photo d'illustration). REUTERS/Esam Omran Al-Fetori
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le général Abdelrazak al-Nadhouri, chef d'état-major de l'armée nationale libyenne (ANL) est sorti indemne d'une tentative d'assassinat, mercredi 18 avril. Une attaque qui pourrait être en lien avec l’état de santé du maréchal Haftar, puisque Abdelrazak al-Nadhouri fait partie des noms évoqués pour succéder au dirigeant de l’ANL en cas de décès de ce dernier, actuellement hospitalisé en France.

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Le général Abdelrazak al-Nadhouri a réchappé à « l'explosion d'une voiture piégée au passage de son convoi », indique le bureau d'information du commandement de l'Armée nationale libyenne, alors qu'il se dirigeait vers une base militaire près de Benghazi, à l'est de la Libye. Un attentat qui a fait un mort et un blessé civils, d’après une source hospitalière.

Pour Mohamed Buisier, ancien conseiller politique du maréchal Haftar, cet évènement est « objectivement » à comprendre à l’aune de « l'absence de Khalifa Haftar et la question de sa succession ».

En effet, Abderrazak Al Nadhouri est le deuxième homme « en grade militaire », de l’ANL, ainsi que « le plus ancien officier » à l’est du pays. En tant que tel, « il devrait être, donc, candidat pour le poste de commandement de l'armée nationale libyenne ».

Une éventuelle candidature qui ne plairait pas à certains « partis étrangers qui ont beaucoup investi dans l'ANL et qui veulent que le commandement reste dans la famille Haftar ou dans la tribu Al Forjane à laquelle il appartient », à en croire Mohamed Buisier.

Ce dernier estime par ailleurs que l’échec de la tentative d’assassinat de mercredi résulte d’une volonté des assaillants « d'imposer très rapidement un successeur ».

De son côté, « le maréchal Haftar va mieux ». C’est en tout cas ce qu’a déclaré mercredi après-midi Jean-Yves Le Drian, devant les membres de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, réunis à huis clos. Le ministre français des Affaires a également confirmé l’hospitalisation du chef de l’ANL dans un hôpital militaire de la banlieue parisienne.

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