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Libye

Libye: Abdessalam al-Hassi, dauphin numéro 1 de Khalifa Haftar

Des membres des forces spéciales libyennes, fidèles au maréchal Haftar passent devant une grande affiche dédiée à Khalifa Haftar, à Benghazi, le 19 septembre 2017.
Des membres des forces spéciales libyennes, fidèles au maréchal Haftar passent devant une grande affiche dédiée à Khalifa Haftar, à Benghazi, le 19 septembre 2017. Abdullah DOMA / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le chef du Parlement libyen Aguila Saleh est rentré jeudi 19 avril à Tobrouq à l'est de la Libye après avoir participé à des réunions secrètes à Abou Dhabi. Ces réunions préparent un potentiel remplaçant du maréchal Khalifa Haftar, traité dans un hôpital en région parisienne depuis le 9 avril. Une opacité presque totale continue à être imposée sur son bilan de santé. Rien ne filtre non plus des réunions des Emirats, mais ces réunions dans plusieurs lieux préparent la période à venir. Dans la constellation des hommes qui entourent Khalifa Haftar, le général Abdessalam al-Hassi part favori pour lui succéder au moment opportun.

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Cet ancien officier de l'armée de Mouammar Kadhafi où il a été chef de cellule d'opérations était parmi les premiers officiers à avoir déserté pour devenir directeur de la cellule principale des opérations à Tripoli puis à Benghazi après avoir rejoint l'ANL, l'armée nationale libyenne dirigé par Khalifa Haftar. Il s'est fait connaître par les Occidentaux en 2011, quand il a occupé le poste de chef des liaisons pour coordonner les frappes de l'Otan.

Rusé et discret, Abdessalam al-Hassi suscite le respect de plusieurs composantes de l'ANL. Il ne s'est pas trop exposé comme un Abderrazak al-Nadhouri, général qui a pris des décisions controversées et qui est haï par la population de l'est.

Etre né à Chahat, une ville de l'est-libyen, lui confère un atout supplémentaire, la population très portée sur le régionalisme se reconnait en lui et il en tire une légitimité. Même si Khalifa Haftar est né à Ajdabia, dans l’est, il appartient à la tribu Alforjane qui vient de l’ouest. Vu cette appartenance, la question de sa légitimité à l’est libyen a toujours été posée. A l’occasion d’une potentielle succession, cette question réapparait à la surface surtout quand on évoque la succession potentielle du fils du maréchal ou de son gendre.

Autre atout, derrière Abdessalam al-Hassi, il y a sa grande tribu, al-Hassa, qui le soutient, comme le veut la société libyenne. Même si al-Forjane, tribu à laquelle appartiennent les deux autres favoris, Khaled, le fils du maréchal et Awn al-Forjani son gendre et cousin, n'est pas d'accord : les tribus libyennes trouvent toujours un terrain d'entente.

Abdessalam al-Hassi est l'homme de l'Egypte et des Emirats, c'est lui qui est envoyé à Khartoum à la tête d'une délégation militaire au début de ce mois d'avril pour un rapprochement entre Khalifa Haftar et le Soudan après des années de tension. Rapprochement voulu par Le Caire et Abou Dhabi.

Il est aussi l'homme de Paris. Selon nos informations, en plus de Awn al-Forjani, le directeur de cabinet de Khalifa Haftar, très affaibli par sa maladie, Abdessalam al-Hassi était le seul officier libyen à être reçu à l'Elysée par des conseillers d'Emmanuel Macron le 9 avril dernier.

Quant à Khaled Khalifa Haftar, il est très impopulaire au sein de l'ANL et n'est pas militaire à l'origine. Sa nomination pourra mettre à mal l'unité de ces forces déjà composites.

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