Somalie

Intempéries en Somalie: inquiétudes sur la situation humanitaire

Vue générale de la capitale Mogadiscio (photo d'illustration).
Vue générale de la capitale Mogadiscio (photo d'illustration). REUTERS/AU-UN IST Photo/Tobin Jones/Handout

Depuis début mars, des pluies intenses et continues s'abattent sur le sud de la Somalie. Or, aucune accalmie n'est prévue avant plusieurs semaines. Après un mois d’intempéries, l’Office de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) dresse un bilan humanitaire inquiet.

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Dans les bassins des fleuves Jubba et Chebel, dans le sud de la Somalie, les cours d’eau enflent et les digues cèdent ou sont débordées. Par conséquent, dans les plaines, les cultures et les pâtures sont inondées et les habitations détruites. Les habitants doivent quitter leurs maisons.

Pour l’Office de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), les intempéries créent non seulement de nouveaux mouvements de populations mais aggravent encore les conditions de vie des nombreux déplacés internes.

Risque d'épidémie

Peu d’abris résistent aux fortes pluies et aux vents violents. A Baidoa, capitale de l'Etat de Bay dans le sud-ouest de la Somalie, la moitié des déplacés, soit 123 000 personnes, vivent ainsi sous la menace d’une crue soudaine.

Mais la maladie reste le principal danger. Détruites ou rendues inutilisables par les crues, les toilettes ont disparu des camps. Le manque d’hygiène et l’eau stagnante représentent un foyer à risque pour les épidémies de malaria ou de choléra.

La semaine dernière, les autorités somaliennes ont demandé aux humanitaires d’intensifier les actions dans les zones inondées. Mais l’OCHA explique que les fonds débloqués, soit 277,9 millions de dollars, sont insuffisants pour répondre à la situation.

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