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RDC / Politique

RDC: les machines à voter font peur, la Monusco veut rassurer

La ville de Kinshasa (image d'illustration).
La ville de Kinshasa (image d'illustration). DESIREY MINKOH / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les premières machines ne sont pas encore arrivées au Congo mais, depuis plusieurs mois maintenant, celle-ci alimente la polémique en RDC : la machine à voter est ce système de vote par écran tactile que souhaite utiliser la Commission électorale, pour, dit-elle, faire des économies. Méfiante, l'opposition qualifie cet outil de machine à « voler ». Interpellée à ce propos hier au cours d'une conférence de presse la cheffe de la Monusco, Leila Zerrougui, a souhaité que la Céni puisse rassurer la classe politique congolaise. Par ailleurs, elle en appelle également au strict respect de l'accord politique de décembre 2016.

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Le problème de la machine, c'est qu'elle est arrivée dans un contexte de suspicion.

Leïla Zerrougui, cheffe de la Monusco

A propos du fichier électoral dans lequel l'OIF a notamment détecté plus de 16% d'électeurs enrôlés sans empreinte digitale, Leïla Zerrougui dit attendre de voir quels correctifs pourraient y apporter la Céni avant de se prononcer, « le moment opportun ». Par ailleurs, la Monusco, n'a toujours pas reçu de réponse à sa proposition d'appui logistique au processus, mais assure qu'elle continue à se préparer. La RDC dit vouloir organiser les élections elles-mêmes, en toute souveraineté. Si c'est le cas, « je n'ai pas d'objections » a expliqué la cheffe de la mission, « et nous continuerons à faire notre travail », appui technique et monitoring du respect des droits de l'homme, notamment.

Kabila va-t-il tenir son engagement ?

Le président Kabila tiendra-t-il son engagement d'organiser la présidentielle en décembre et de ne pas se représenter ? La Céni affirme tout faire pour que le calendrier soit tenu. Le gouvernement, lui, que la Constitution sera respectée, mais la méfiance demeure en RDC. Et des voix s'élèvent pour redouter soit un nouveau glissement soit une nouvelle candidature du président, dont le deuxième et dernier mandat constitutionnel s'est achevé il y a près d'un an et demi. En début de semaine, la France et l'Angola se sont prononcés contre cette éventualité. Leïla Zerrougui refuse, dit-elle, « de spéculer », et en appelle simplement au strict respect de l'accord politique de décembre 2016 qui prévoit le départ de Joseph Kabila.

Les élections sont un moyen, pas une fin en soi.

Leïla Zerrougui, cheffe de la Monusco

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