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Soudan du Sud

Soudan du Sud: Salva Kiir et Riek Machar signent un accord de paix à Khartoum

Le leader rebelle Riek Machar (à gauche) et le président sud-soudanais Salva Kiir (à droite) lors des négociations à Khartoum en présence du président ougandais Museveni et du président soudanais el-Béchir (au centre), le 25 juin.
Le leader rebelle Riek Machar (à gauche) et le président sud-soudanais Salva Kiir (à droite) lors des négociations à Khartoum en présence du président ougandais Museveni et du président soudanais el-Béchir (au centre), le 25 juin. REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un accord de paix a été signé ce mercredi matin, le 27 juin, entre le président sud-soudanais Salva Kiir et son rival Riek Machar à Khartoum, où les hommes se rencontrent depuis lundi. Peu de détails encore ont filtré mais l’accord prévoirait la mise en place d’un cessez-le-feu dans les trois jours.

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L’accord a été signé en personne par le président Salva Kiir et Riek Machar, le leader du principal mouvement d’opposition. Sous la pression internationale, les deux hommes se sont rencontrés la semaine dernière à Addis-Abeba. Et négocient depuis lundi à Khartoum.

Selon le ministère des Affaires étrangères à Khartoum, l’accord prévoit d'abord un cessez-le-feu permanent qui devrait entrer en vigueur dans les prochaines 72 heures. Il s’accompagnera d’un désengagement militaire, de l’ouverture d’un couloir humanitaire et de la libération des prisonniers de guerre et de détenus politiques. Le texte mentionne le déploiement de troupes régionales pour superviser le cessez-le-feu. Enfin, l'accord veut un gouvernement de transition dans les trois mois et devra gérer le pays jusqu’aux élections prévues dans trois ans.

Mais côté politique, rien. Aucune décision n’a été prise au sujet du partage du pouvoir durant cette transition alors qu’il s’agit d’un point de contentieux entre le président Kiir et son rival Riek Machar.

Prudence de rigueur

C’est désormais aux délégations qui resteront à Khartoum de continuer les
négociations. Selon une analyste politique, il s’agit plus d’un accord de principe, et tout reste encore à faire. Celle-ci ajoute que les deux parties ont fait l’objet d’intenses pressions pour signer un accord avant la fin de la semaine ou risquer des sanctions des Nations unies.

Au final, cet accord suscite un peu d’espoir, mais la prudence reste néanmoins de rigueur. Cela n’est pas la première fois en effet que les deux belligérants signent un cessez-le-feu. Le dernier, en décembre dernier, a volé en éclat quelques heures plus tard.

La différence c’est que, cette fois-ci, la communauté internationale a accentué la pression et menace notamment de sanctions des proches du président Salva Kiir et de son rival.

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