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Comores / Union africaine

Comores: une mission de l’UA quitte le pays sans consensus sur le référendum

Port de Moroni, Comores.
Port de Moroni, Comores. Wikimedia
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Une mission de l'Union africaine a quitté les Comores ce mercredi. Dirigée par Ramtane Lamamra, haut représentant du président de l'organisation, elle s'est entretenue avec le président Azali, le gouvernement, l'union de l'opposition, et la société civile. Trois jours passés à discuter du bien-fondé du référendum constitutionnel fixé au 30 juillet prochain alors même que la Cour constitutionnelle a été suspendue par décret présidentiel.

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Le gouvernement s'appuie sur les recommandations des premières assises nationales organisées aux Comores en février dernier, pour expliquer les changements constitutionnels à venir. Mohamed El-Amine Souef, ministre des Affaires étrangères, s'est réjoui de la venue de cette mission de l'Union africaine.

« La logique veut qu'après les assises, les conclusions soient présentées à la population. D'où la nécessité des réformes : c'est une recommandation des forces vives de la nation qui ont participé aux assises.  Nous, notre souhait, c'est de voir tout le monde à bord. Mais s'il y a des gens qui ne veulent pas parce qu'ils ne veulent pas, ça fait partie de la démocratie. Vous n'allez pas les forcer. Il n'y a pas d'inquiétude. Nous avons une situation normale ».

Issue de la société civile, le collectif de la troisième voie attend beaucoup de l'organisation panafricaine qu'il a rencontrée, précise Nadia Tourqui, l'une de ses représentantes : « Nous assistons depuis le 12 avril à une violation flagrante de la Constitution. On s'achemine vers un référendum qui ne respecte aucune règle. L'Union africaine a un rôle à jouer justement pour arrêter ce processus qui ne va pas dans le bon sens. Il y a beaucoup de voix qui se sont élevées contre la manière dont ce référendum va s'organiser et cette attitude jusqu'au-boutiste du gouvernement est très embarrassante voir très dangereuse pour le maintien de la paix dans le pays ».

L'objectif de cette visite était la recherche d'un large consensus. Rien n'indique qu'il ait été trouvé.

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