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Burkina Faso: début de l’interrogatoire des accusés du coup d’Etat de 2015

Le palais de justice de Ouagadougou, au Burkina Faso (image d'illustration).
Le palais de justice de Ouagadougou, au Burkina Faso (image d'illustration). AHMED OUOBA / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Burkina Faso, après plusieurs mois de débat sur les procédures, le procès du coup d'état du 16 septembre 2015 est entré dans le vif du sujet. L'interrogatoire des accusés a commencé, vendredi 29 juin, et c'est le sergent-chef Mohamed Lawoko Zerbo qui était  le premier à se présenter à la barre. Considéré, par les autorités actuelles, comme étant l'un des noyaux des soldats qui avaient organisé le putsch, il s'était réfugié pendant quelques mois en Côte d'Ivoire, avant d'être arrêté et extradé par les autorités ivoiriennes. Face au tribunal, l'ex-instructeur commando nie toute participation à l'enlèvement et la séquestration des membres du gouvernement de la transition.

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Après avoir rappelé toutes les charges retenues contre lui, le président du tribunal demande au prévenu s’il reconnait les faits. « Je ne reconnais pas les faits », répond sèchement le sergent-chef Mohamed Zerbo. « Alors dites-nous ce que vous savez », réplique le président du tribunal. « Le 16 septembre 2015, je partais pour la prière lorsque j’ai été rappelé par le sergent-chef Roger Koussoubé pour me dire de revenir au garage de la présidence et j’y ai trouvé plusieurs militaires », raconte l’ex-sous-officier de l’ancienne Garde présidentielle avant d’expliquer que, plus tard, il a « reçu l’ordre de surveiller le côté ouest du palais présidentiel » en compagnie d’un autre sous-officier.

« Que deviez-vous alors observer du côté ouest du palais présidentiel si vous ne saviez pas qu’il y aurait un enlèvement et séquestration des membres du gouvernement ? », poursuit le procureur. Le sergent-chef déclare qu’il n’a rien observé d’anormal depuis son poste. « J’ai juste vu des fleurs, des arbres et la nature. C’est pratiquement le lendemain que j’ai appris, à travers les ondes, que des membres du gouvernement avaient été arrêtés », précise le sergent-chef Mohamed Zerbo.

Malgré les multiples questions du parquet et des avocats des parties civiles, le sous-officier est resté sur sa position jusqu’à la suspension de son interrogatoire qui reprend ce samedi 30 juin.

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