Cameroun

Biya reçoit M. Faki: le Cameroun «fidèle» à ses engagements sur les droits de l’homme

(Photo d'illustration) Des soldats de l'armée de terre camerounaise déployés sur le poste avancé de Mabass. Une colline sur la frontière avec le Nigeria, en bas des villages occupés par Boko Haram. © RFI/OR
(Photo d'illustration) Des soldats de l'armée de terre camerounaise déployés sur le poste avancé de Mabass. Une colline sur la frontière avec le Nigeria, en bas des villages occupés par Boko Haram. © RFI/OR RFI/OR

Vendredi 13, au Cameroun, le président Paul Biya recevait pour un déjeuner officiel le président de la Commission de l'Union africaine, le Tchadien Moussa Faki, en visite dans son pays. Un pays qui vit depuis quelques jours au rythme d'une polémique née d'une vidéo dans laquelle on voit des militaires camerounais présumés exécuter deux femmes, et leurs deux enfants, des femmes accusés de complicité avec le groupe jihadiste Boko Haram. Du coup, le président camerounais qui a pris le premier la parole est revenu sur la question.

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Aucun mot sur sa décision de briguer pour la septième fois de suite un nouveau mandat présidentiel, aucune allusion à la crise qui frappe les régions anglophones depuis plus d'une année mais le président Paul Biya a voulu rassurer sur la question du respect des droits de l'homme, alors que son pays est la sellette.

Amnesty dit détenir des «preuves tangibles» que ce sont bien des militaires camerounais que l'on voit dans cette vidéo, ce que dément le gouvernement. « Dans ce combat, nous resterons fidèles à nos engagements internationaux, à nos valeurs, notamment en matière de respect des droits de l’homme. Notre principale préoccupation demeure bien entendu le rétablissement de la paix dans les zones concernées », a assuré Paul Biya.

Faki prône le dialogue

Tout en se montrant très respectueux de son aîné dont il a loué la «sagesse et la clairvoyance», le président de la Commission de l'Union africaine n'a pas hésité à donner clairement son avis sur la crise qui secoure les deux régions anglophones.

L'Union africaine soutient, a t-il dit «l'unité et l'intégrité territoriale de ses états membres», mais pour Moussa Faki, la résolution d'un tel conflit passe par «le dialogue». «Notre attachement aux principes rappelés ci-dessus n’a d’égal que notre profonde conviction qu’aucun différent en Afrique ne saurait être résolu par la violence. Seuls la concertation, le dialogue et le traitement pacifique sont la voie juste à poursuivre.»  

Enfin, il a promis d'envoyer pour la présidentielle au Cameroun «une importante mission d'observation électorale» de l'Union africaine.

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