Nigeria

Nigeria: débandade dans les rangs de l'APC

Entrée du siège de l'APC à Abuja, le 5 juillet 2018.
Entrée du siège de l'APC à Abuja, le 5 juillet 2018. REUTERS/Afolabi Sotunde

Au Nigeria, la crise au sein du Congrès du parti progressiste (APC), qui a porté Muhammadu Buhari au pouvoir en février 2015, s'accentue. Ce mardi à Abuja, 14 sénateurs et 37 députés ont annoncé leur départ du parti au profit de l'opposition. Cette défection survient six mois seulement avant la présidentielle de février 2019. Il y a une dizaine de jours déjà, une groupe dissident s'était formé, au sein même du parti au pouvoir.

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Sur les 63 sénateurs que compte le Congrès du parti progressiste (APC), 14 ont décidé de rallier l'opposition. Annonce faite lors d'une plénière, qui a été retardée parce que la maison du président du Sénat, Bukola Saraki, avait été encerclée par les forces de l'ordre. Signe palpable des tensions qui vont crescendo entre le président et le troisième homme fort du pays.

Parmi les personnalités qui ont rejoint l'opposition figure Rabiu Kwankwaso, un ancien gouverneur de l'Etat de Kano (nord). Le nom de cet homme très influent circulait déjà parmi les prétendants à la magistrature suprême.

Ces sympathisants dénoncent la gouvernance autoritaire et l'incapacité du gouvernement à résoudre les violences dans le pays.  

Réaction plutôt indifférente de la part du chef de l'Etat. « Je suis persuadé que le parti ne subira aucun préjudice », assure Muhammadu Buhari. Pour le président, ces départs sont le résultat de purs calculs politiques liés à des positionnements de certains leaders dans leurs Etats.  

Mais ces défections sont bien loin d'être une surprise: la majorité de ces militants sont d'anciens cadres du PDP, qui s'étaient ralliés à l'APC peu avant la présidentielle de 2015.

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