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Inde/Afrique

En Ouganda, Modi affirme vouloir resserrer les liens entre l’Inde et l’Afrique

Narendra Modi ici lors de sa visite au Rwanda le 24 juillet 2018.
Narendra Modi ici lors de sa visite au Rwanda le 24 juillet 2018. REUTERS/Jean Bizimana
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Premier ministre indien Narendra Modi a affirmé jeudi au terme de sa visite en Ouganda, entamée mardi 24 juillet, l’intention de l’Inde de resserrer ses liens avec l’Afrique. Modi a notamment annoncé l’ouverture de 18 ambassades supplémentaires sur le continent d’ici 2021. Il a également annoncé des prêts à hauteur de 171 millions d’euros visant à financer des grands projets d’infrastructure en Ouganda. Ce rapprochement avec l’Afrique a avant tout pour objectif de contrer l’influence chinoise grandissante sur le continent.

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Avec notre correspondant à New Delhi,  Antoine Guinard

Narendra Modi est devenu jeudi 26 juillet le Premier chef d’Etat indien en exercice à prendre la parole devant le Parlement ougandais. Dans son discours, le Premier ministre indien a promis que l’Inde allait multiplier ses investissements en Afrique et ouvrir davantage son marché aux Etats africains afin de faciliter les relations commerciales.

Cette mini tournée africaine de Narendra Modi a débuté au Rwanda lundi et doit se terminer ce vendredi 27 juillet au sommet des BRICS. Elle coïncide avec celle du président chinois Xi Jinping alors que les deux puissances asiatiques se livrent une guerre d’influence dans la région ces dernières années. Pour l’heure la Chine fait la course en tête, investissant dans de grands projets d’infrastructure comme la construction de routes, de stades, de ports ou encore l’acquisition de ressources naturelles. New Delhi, qui a jusqu’à présent principalement focalisé ses efforts sur le développement de compétences et de lignes de crédit, peine pour l’instant à rattraper son retard.


■ Une offensive diplomatique qui sera aussi au service d’une ambition économique

Quatrième investisseur en Afrique, loin derrière la Chine, l’Union européenne et les Etats-Unis, l'Inde est en compétition avec Pékin depuis plus d’une décennie, pour acheter les matières premières du continent africain, les hydrocarbures en tête. Premier producteur du pétrole du continent, le Nigeria fournit à l’Inde 30% du brut extrait chaque jour. L’Afrique exporte aussi en Inde le diamant et l’or, entre autres minerais.

L'Inde s’intéresse aussi au continent le moins industrialisé comme débouché, pour ses produits agro-alimentaires et pharmaceutiques, ses matériels informatiques et ses machines-outils. Les échanges indo-africains ont ainsi connu une progression fulgurante, avec en valeur plus de 70 milliards de dollars en 2014 contre seulement 3 milliards en 2000, même si ce montant est tombé à 55 milliards de dollars en 2017.

Dans son offensive en Afrique, New Delhi compte mettre à contribution les personnes d’origine indienne qui vivent sur le continent. Elles sont estimées entre 1,3 million et 2,7 millions. Plus de la moitié d’entre elles vivent en Afrique du Sud, un tiers à l’île Maurice et une minorité dans les pays d’Afrique de l’Est comme le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Le sous-continent indien est aussi ouvert aux investissements africains.

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