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Tchad/Libye

Tchad: qui sont les rebelles qui ont attaqué la ville de Kouri Bougri?

Militaires tchadiens dans un ouadi.
Militaires tchadiens dans un ouadi. ( Photo : Sonia Rolley / RFI )
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Tchad, le procureur de la République a annoncé, ce lundi 13 août, l’ouverture d’une information judiciaire contre X après l'attaque, samedi, de la localité de Kouri Bougri, dans la région de Tibesti, frontalière avec la Libye. L’attaque a été revendiquée par le Conseil de commandement militaire pour le salut de la république (CCSMR) et elle est survenue le jour de la fête de l’indépendance. Ce mouvement rebelle est né en 2016 dans le Sud libyen. Une dizaine de mouvements de la rébellion tchadienne sont basés dans cette région qui échappe au contrôle de l'Etat. L’attaque de samedi où plusieurs soldats et officiers tchadiens auraient été capturés par les rebelles montre l'envergure de ce mouvement.

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Le Conseil de commandement militaire pour le salut de la république (CCSMR) est le mouvement de rébellion tchadienne le mieux armé. Il revendique le plus grand nombre de rebelles, comparé aux autres mouvements.

Dans ses rangs, on y trouve d’anciens rebelles, comme ceux qui étaient au Darfour, au Soudan, dans les années 2 000, mais il intègre aussi et systématiquement des rebelles fraîchement arrivés en Libye ou encore des déserteurs de l'armée tchadienne. Ses membres sont de différentes ethnies. Les Goran sont, par exemple, les plus nombreux, mais il y a aussi des Zaghawa, des Arabes et des Ouaddaï.

En octobre 2017, trois chefs du CCSMR ont été arrêtés au Niger, avant d'être extradés à N'Djamena. Parmi eux figure le secrétaire général Mahamat Hassan Boulmaye. Cette arrestation fait suite à l'attaque d'avril 2017 qui a coûté la vie à 12 soldats tchadiens, sur le territoire tchadien, et qui a été revendiquée par le mouvement rebelle.

Le CCSMR a également été impliqué, à plusieurs reprises, dans la crise libyenne. Ses membres ont été des mercenaires, surtout pour les groupes islamistes- et parfois jihadistes - dirigés par la ville de Misrata.

Concernant les sources de financement de ces rebelles, elles proviennent de trafic, mais aussi du Qatar, accusé de financer des factions de la rébellion tchadienne.

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