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Centrafrique

[Reportage 3/3] RCA: à Paoua, huit mois après, une insécurité persistante

Une vue des environs de Paoua, en République centrafricaine, le 28 décembre 2017.
Une vue des environs de Paoua, en République centrafricaine, le 28 décembre 2017. ALEXIS HUGUET / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Dans la région de Paoua, de violents affrontements entre groupes armés ont déplacé plus de 70 000 personnes en décembre 2017. Aujourd'hui, désoeuvrés et sans réelles ressources à Paoua, la plupart des déplacés sont rentrés dans leurs villages. Au-delà de toutes les difficultés, la sécurité reste le problème majeur.

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Sur le bord de la petite piste près de Paoua, en Centrafrique, des gens sont dépités. Ils viennent juste d'être rackettés par les rebelles de la Seleka mais sont vivants. « On vient de se faire braquer par la Seleka, expliquent-ils. Ils sont encore là ».

On vient de se faire braquer par la Seleka. Ils sont encore là.

[Un reportage aussi à écouter] RCA: à Paoua, 8 mois après, une insécurité persistante

Ce commerçant de Bemale qui circule en moto pour se ravitailler a déjà fait les frais de ce genre d'attaque. « C'est très difficile à cause des RJ qui sont sur la route, raconte-t-il. Si Dieu te garde, normalement, tu vas acheter et tu vas revenir. Mais quand tu es sur la moto, ils sortent de la brousse, ils vont t'attaquer. Ils ont arraché mon sac de sucre. Je ne l'ai pas retrouvé jusqu'à aujourd'hui ».

Frontière avec le Tchad

Les problèmes de sécurité sont toujours présents dans cette zone malgré la mise en place de base temporaires de la Minusca sur les axes et la présence de soldats centrafricains. A Bemale, un FACA, un militaire centrafricain, accepte de parler sous le sceau de l'anonymat.

« Les population qui sont au Tchad, chaque dimanche, nous les escortons pour rentrer en RCA, explique-t-il. Chaque fois que nous les escortons pour revenir, le moment que nous sommes venus les accompagner, les Tchadiens nous ont attaqués. Le dimanche dernier, nous raccompagnions 300 personnes et nous avons été attaqués. Grâce aux moyens que l'Etat centrafricain nous donne, nous avons pu nous défendre ».

La majorité des déplacés ont quitté Paoua pour rentrer chez eux. Mais ils craignent toujours les groupes armés qui sillonnent la zone. Dans le village, une femme fait tourner son chapelet. Beaucoup ici s'en remettent à Dieu.

à (re)lire / (ré)écouter, la série de reportages de notre envoyée spéciale à Paoua

[Reportage 1/3] RCA: à Paoua, huit mois après, l'heure est à la reconstruction

[Reportage 2/3] RCA: à Paoua, huit mois après, des déplacés encore traumatisés

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