Centrafrique

Négociations de paix en RCA: une déclaration d'entente signée à Khartoum

Des miliciens anti-balakas à Gamba dans le sud-est de la Centrafrique en août 2017 (illustration).
Des miliciens anti-balakas à Gamba dans le sud-est de la Centrafrique en août 2017 (illustration). ALEXIS HUGUET / AFP

A Khartoum, des chefs de groupes armés centrafricains réunis depuis le mardi 28 août sous l'égide de la Russie et du Soudan sont parvenus à une déclaration conjointe alors qu'à Bouar, en Centrafrique, les discussions à l'initiative de l'Union africaine se poursuivent. Nouredine Adam, Abdoulaye Hissene, Mahamat al Khatim et Ali Darass pour le mouvement de l'ex-Seleka - Maxime Mokom pour une branche des anti-balaka... ils étaient à tous à Khartoum.

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Les principaux chefs de groupes armés se sont réunis. Des personnalités qui, pour certaines, étaient déjà à Nairobi en 2015 signant un accord demandant une amnistie générale. Cette fois ils se sont retrouvés à Khartoum à l'initiative de la Russie et du Soudan où ils ont signé un nouveau document.

« Une déclaration d'entente de Kartoum » en huit points parmi lesquels : la création d'un cadre commun de concertation et d'action pour la paix dénommé : «Rassemblement centrafricain». Ces groupes demandent la tenue dans un délai raisonnable des assises de l'initiative africaine. Autre question abordée : celle des revendications conjointes.

Une problématique qui est actuellement traitée en Centrafrique à Bouar. C'était l'objectif de cette réunion de l'Union africaine avec par contre de son côté les représentants des 14 groupes armés. Les discussions se poursuivent, affirme-t-on du côté de l'Union africaine. Dans un communiqué, le gouvernement dit prendre acte de cette déclaration... C'est une petite victoire pour la diplomatie russe, analyse-t-on à Bangui, qui semble imprimer son tempo sur le cours des négociations de sortie de crise.

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