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Sahel/Terrorisme

Sahel: selon Barkhane, le groupe EIGS est en voie d'affaiblissement

Soldat français de l'opération Barkhane en faction à Inaloglog, Mali, Octobre 2017 (illustration).
Soldat français de l'opération Barkhane en faction à Inaloglog, Mali, Octobre 2017 (illustration). REUTERS/Benoit Tessier
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le groupe EIGS, Etat islamique au Grand Sahara, est-il en perte de vitesse après les opérations qui l'ont visé ces derniers mois ? L'état-major de l'armée française rappelle que la force Barkhane a remporté d'importants succès contre le groupe terroriste d'Adnane Abou Walid al-Sahraoui depuis novembre 2017. À Paris, le porte-parole de l'état-major des armées, le colonel Patrick Steiger, revient sur le passé de Mohamed Ag Almouner, un des principaux responsables du groupe tué en début de semaine et affirme que les capacités de l’EIGS ont été considérablement réduites.

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En début de semaine, l'un des principaux responsables du groupe, Mohamed Ag Almouner a été tué dans une opération aérienne de l'armée française. C'était dimanche, dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali.

« Cette perte c’est un coup dur supplémentaire pour l’EIGS. Mohamed Ag Almouner est considéré comme un responsable actif de l’embuscade du 4 octobre 2017 à Tongo Tongo au Niger, au cours de laquelle cinq militaires nigériens et quatre militaires américains avaient trouvé la mort. Il est également responsable de l’exécution de 30 civils à Wakazé, dans le secteur frontalier Mali-Niger, le 27 avril 2018 ».

Et à la mi-août le jihadiste Sultan Ould Badi, qui avait rejoint EIGS, se rendait aux autorités algériennes. Il était le chef de la katiba Salaheddine, une katiba du groupe de l’Etat islamique dans le Grand Sahara.

« On considère que le groupe terroriste EIGS est désormais affaibli, ajoute le colonel Steiger. Il est déstructuré par la perte de certains cadres de haut niveau, il est désorganisé avec la perte de capacité de ravitaillement dont le groupe de Mohamed Ag Almouner était en partie responsable. Il a ainsi perdu sa liberté d’action, perdu sa liberté de trafic dans cette zone, donc la zone frontalière entre le Mali et le Niger, sa zone de prédilection.

Compte tenu de cette situation, il ne serait pas étonnant qu’à court ou moyen terme, ce groupe terroriste soit rejoigne le Rvim[désignation du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, né de l’alliance de plusieurs groupes sahéliens NDLR] à des fins de survie, ou bien voit ses combattants abandonner la franchise EIGS pour rallier d’autres groupes armés terroristes. »

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