RDC

RDC: deux policiers arrêtés à Kananga pour «violation des consignes»

Les deux policiers arrêtés sont accusés d'avoir violé les consignes et de ne pas avoir empêché la manifestation de la LUCHA contre la machine à voter (photo) à Kananga le 3 septembre.
Les deux policiers arrêtés sont accusés d'avoir violé les consignes et de ne pas avoir empêché la manifestation de la LUCHA contre la machine à voter (photo) à Kananga le 3 septembre. John WESSELS / AFP

Deux officiers de la Police nationale congolaise (PNC), affectés au groupe mobile d'intervention (GMI), ont été arrêtés depuis le 3 septembre à Kananga, dans le centre de la RDC. Selon plusieurs sources, on leur reproche leur passivité. Ils n'auraient empêché la tenue de la manifestation organisée par le mouvement citoyen la LUCHA contre l'usage de la machine à voter pour les élections de décembre. Dans un communiqué publié vendredi 7 septembre, les activistes de la LUCHA dénoncent ces arrestations et exigent la libération de deux policiers. Aucune autorité de la police au niveau provincial n'a accepté de s'exprimer à ce sujet.

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Nous sommes le lundi 3 septembre à Kananga. Le sit-in des militants du mouvement citoyen LUCHA vient de se terminer au siège provincial de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

à écouter: La Lucha exige l'abandon «pur et simple» de la machine à voter

Quelques instants plus tard, Denis Kambayi, gouverneur du Kasaï-Central, arrive sur place. Il reproche publiquement au service de sécurité de n'avoir pas pu empêcher cette manifestation de se tenir. Il s'en prend particulièrement aux policiers qu'il accuse de passivité.

Quelques minutes plus tard, le capitaine Kaseme Kaseme et le commissaire Mukengeshayi Tshibangu, tous deux responsables du Groupe Mobile d'Intervention (GMI) de la Police nationale congolaise sont interpellés.

D'abord conduits aux services des renseignements de la Police pour être auditionnés, ils sont ensuite emmenés à l'auditorat militaire de Kananga où ils sont détenus jusqu'à ce jour.

Du côté de la police et du gouvernorat, on se renvoie la balle. Personne ne veut parler. Certaines sources de l'auditorat militaire refusent de lier cette affaire au sit-in de la LUCHA mais évoquent, «la violation des consignes comme motif de leurs arrestations». La société civile dont la LUCHA exige leur libération sans condition.

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