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Madagascar

Madagascar: mobilisation de riverains contre la société d'extraction QMM

Le site de la mine d'Ambatovy à Madagascar. (Image d'illustration)
Le site de la mine d'Ambatovy à Madagascar. (Image d'illustration) Photo: ambatovy.com
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A Madagascar, le bras de fer continue entre les riverains et la société d'extraction QMM. Depuis 2005, cette entreprise, détenue à 80% par le groupe Rio Tinto et à 20% par l'Etat malgache, exploite ce minerai dans l'extrême sud de la Grande Ile. Ce mercredi, les riverains ont fait part de leurs inquiétudes, tant environnementales que sanitaires, concernant les activités de cette entreprise et demandent à l'Etat d'intervenir.

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En plus de l’ilménite, le groupe QMM extrait aussi de la monazite en grande quantité. La monazite est un minerai très rare, de la famille des phosphates, mais surtout l’un des plus radioactifs au monde. Ce qui soulève les inquiétudes des riverains, en particulier de monsieur Bonaventure, qui a pris la parole pour alerter les autorités.

« Depuis que l’entreprise est installée, explique-t-il, nous avons remarqué la récurrence de certaines maladies et certaines pathologies qu’il n’y avait pas auparavant, comme des malformations congénitales chez les nouveaux nés, des maux de ventre récurrents, l’augmentation des cas de paludisme ». A cause des flaques d’eau stagnante qu’exige l’extraction, explique encore M. Bonaventure, les moustiques se multiplient.

La radioactivité de la monazite est évidemment un vrai souci pour les riverains. Pire, poursuit-il, « nous craignons que QMM pollue les nappes phréatiques et les sols. Ce n’est pas avéré, mais nous demandons à l’Etat d’effectuer une expertise ».

Dans un contexte où la pauvreté plus marquée en milieu rural qu’en milieu urbain, l’agriculture représente la principale source de revenus de 80% de la population de Fort-Dauphin. Les paysans de la région ont déjà tenté d’alerter les autorités sur un autre problème : l’accord signé en 2005 avec QMM prévoyait une compensation en échange de leurs terres ; un accord qui, à ce jour, n’a été que très partiellement respecté.

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