RDC

Procès de Kananga en RDC: le tribunal militaire accepte l'expertise de la police

La ville de Kananga, capitale de la province du Kasaï Central (photo d'illustration).
La ville de Kananga, capitale de la province du Kasaï Central (photo d'illustration). wikipedia

En RDC, le procès de Kananga des prévenus inculpés dans l'assassinat des deux experts de l'ONU Michael Sharp et Zaida Catalan et de leurs accompagnateurs, tués en mars 2017 au Kasaï Central, connaît des rebondissements spectaculaires. Des témoins sont transformés en accusés. Le tribunal militaire accepte aussi de recourir à l'expertise de la police scientifique dans l'espoir de percer l'épaisse couche de fumée qui entoure encore cette affaire.

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Le laboratoire scientifique et technique de la police nationale congolaise devra procéder à l'expertise des objets saisis entre les mains des miliciens Kamwina Nsapu. C'est le tribunal militaire de Kananga qui en a décidé ainsi,  écartant par ce fait la proposition du ministère public qui avait souhaité que ce travail soit exécuté par le FBI, la police fédérale américaine d'investigation.

Lors de la précédente audience, le ministère public, dans sa requête, avait jugé la police nationale congolaise moins outillée, autrement dit non performante pour ce genre de travail. Parmi les objets à soumettre à l'expertise, on peut noter un fusil de chasse calibre 12 et un pistolet (tous de fabrication artisanale), une douille, des vêtements, un drap de lit et des bandelettes rouges, des effets saisis sur des miliciens ou à leurs résidences.

Au cours de l'audience de ce jeudi 20 septembre, le renseignant Tshibwabwa, en détention préventive, a déclaré avoir reçu pour des soins l’un des accompagnateurs des experts assassinés, le conducteur de moto blessé avait ensuite été récupéré par les miliciens Kamwina Nsapu, a dit l'infirmier Tshibwabwa.

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