Madagascar

Madagascar: la campagne électorale sous l’œil des observateurs européens

Un votant trempe son pouce dans l'encre après avoir mis son bulletin dans l'urne lors de l'élection présidentielle de 2013. (Image d'illustration)
Un votant trempe son pouce dans l'encre après avoir mis son bulletin dans l'urne lors de l'élection présidentielle de 2013. (Image d'illustration) ALEXANDER JOE / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Madagascar, les observateurs de l'Union européenne (UE) scrutent le déroulement de la campagne électorale depuis près de deux semaines. Ils ont rencontré les chefs des institutions, les autorités mais aussi les prétendants à la présidentielle. A dix-sept jours du premier tour de la présidentielle, une vingtaine de candidats contestent la liste électorale et souhaitent même le report de cette élection. C'est dans ce contexte, quelque peu tendu, que le chef de la mission d'observation de l'UE a tenu une conférence de presse, samedi 20 octobre, à Antananarivo.

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A mi-chemin de la campagne électorale, les quarante observateurs de l'Union européenne, déployés sur tout le territoire, n'ont constaté aucun incident majeur. Les trente-six candidats sont d'ailleurs, pour la plupart, bien discrets, estime le chef de la mission d'observation, Cristian Preda, qui s'est notamment rendu dans la grande ville portuaire de l'Est du pays, Tamatave.

« La campagne est très molle. A Tamatave, sur les trente-six candidats, seuls quatre ont fait des gestes. Certains ont distribué des tee-shirts. On a vu des représentants des candidats qui distribuaient des motos et également d’autres candidats qui ont distribué des programmes politiques. Le reste, c’est l’absence totale. Certains candidats préfèrent passer leur temps au siège de la Céni et faire une confrontation avec les institutions de l’Etat au lieu de faire de la compétition électorale », a-t-il souligné.

Cristian Preda fait une allusion aux deux réunions qui se sont tenues mardi 16 et vendredi 19 octobre, au siège de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Lors de ces rencontres de plusieurs heures, une vingtaine de candidats ont demandé la réouverture de la liste électorale, un report de l'élection présidentielle et même la mise en place d'une transition.

« Les responsables politiques se sont mis d’accord pour tenir des élections le 7 novembre et le 19 décembre. En démocratie, une fois que vous êtes dans la compétition, vous jouez le jeu. Vous ne cherchez pas un autre arbitre, une nouvelle transition. Vous ne cherchez pas le passé. Vous regardez vers l’avenir », a ajouté Cristian Preda, chef de la mission d'observation de l’UE.

Quarante-six autres experts de l'Union européenne sont attendus pour examiner le scrutin du 7 novembre.

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