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Comores

Affrontements aux Comores: les autorités ont récupéré une partie des armes

L'armée comorienne dans la médina de la capitale d'Anjouan, Mutsamudu, samedi après-midi 20 octobre 2018.
L'armée comorienne dans la médina de la capitale d'Anjouan, Mutsamudu, samedi après-midi 20 octobre 2018. YOUSSOUF IBRAHIM / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Alors que la vie a repris son cours à Anjouan après les violents affrontements, le président Azali Assoumani est arrivé sur l'île lundi soir. Il y avait envoyé, depuis jeudi dernier, le ministre de la Défense et celui de l'Education, originaire du quartier même où se sont déroulés les échanges de tirs, pour tenter de négocier la reddition des civils armés qui avaient déjà pris la fuite selon la population sur place. Mais les autorités sont bien décidées à retrouver les armes lourdes utilisées. Elles en ont récupéré une infime partie hier.

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Fusils mitrailleurs et explosifs entre autres ont déjà été rendus, précise Youssoufa Mohamed Ali, le ministre de la Défense. « C'était une jeune fille qui s'est désignée volontaire : elle nous a ramené 600 cartouches, aussi six obus, aussi les mines plus les fils et plus des stupéfiants. On va procéder à des fouilles dans les différentes maisons soupçonnées, ça c'est les moyens classiques. Nous allons utiliser les moyens traditionnels : c'est de persuader et convaincre les parents de ramener les armes qu'ils ont à leur domicile. Nous allons utiliser des moyens spéciaux : de nouveaux matériels de détection des armes dans les maisons. »

Mahmoud Hafi, le ministre de l'Education qui a mené les négociations, se montre déterminé et pédagogue : « Si vous aviez idée du montant qu'on leur a proposé : à peine 300€ pour faire une opération pareille, mais c'est rien. Jusqu'alors la mesure de clémence est toujours là parce qu'il faut que ces jeunes-là soient rassurés, ce n'est pas eux qui nous intéressent, c'est les armes. C'est ceux qui détiennent les armes. Ils peuvent négocier. Ils peuvent vendre les armes à l'armée. On peut les acheter. Mais on ne peut pas laisser comme ça, ce n'est pas possible. Il faut bien comprendre : on n'est pas là pour sanctionner, on n'est pas là pour punir. »

Le président de la République est venu à Anjouan encourager les troupes militaires et faire le point sur la situation.

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