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Ethiopie

Ethiopie: quel avenir pour l'Ogaden après la paix signée entre l'ONLF et Addis-Abeba?

Une colonne de rebelles du Front national de libération de l'Ogaden (ONLF) (image d'archives)
Une colonne de rebelles du Front national de libération de l'Ogaden (ONLF) (image d'archives) CC BY-SA 3.0/Jonathan Alpeyrie/Wikimedia
Texte par : RFI Suivre
1 mn

La région éthiopienne de l’Ogaden, dont les habitants sont à majorité d’ethnie somali, subit des violences depuis plusieurs décennies en raison notamment du conflit entre l’Etat et les rebelles de l’ONLF. La paix a été signée entre les deux parties et, ce week-end, après plusieurs décennies d’exil, les leaders du groupe sont rentrés à Jijiga, capitale de l’Ogaden. Mais l’avenir de la région reste très incertain.

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Les dirigeants de l’ONLF ont été accueillis en grande pompe. Ils ont ensuite tenu un meeting au stade de Jijiga devant plusieurs milliers de personnes. L’amiral Mohamed Omar Osman, chef historique du groupe, a promis une poursuite de la lutte par des moyens pacifiques.

Le mouvement a annoncé qu’il jouerait un rôle actif pour apporter la paix. Mais il a aussi demandé à la communauté internationale et au gouvernement d’accorder un statut spécial à l’Ogaden. Les revendications principales sont donc maintenues : l’auto-détermination de la région.

Interrogations

Mais l’incertitude règne pour la suite. L’accord de paix signé avec le gouvernement est flou et ne prévoit aucun agenda. Les combattants déposeront-ils les armes ? L’OLF, un autre groupe rebelle rentré dans le rang, refuse lui toujours de le faire. Signe inquiétant, le gouvernement a même déclaré qu’il pourrait désarmer le mouvement lui-même.

Ensuite, que faire des combattants de l’ONLF ? Retourneront-ils dans le civil ? Serviront-ils un agenda politique ? Impossible à dire. Quoi qu’il en soit, le mouvement risque des divisions. « Les leaders sont des anciens, restés en exil et déconnectés de la réalité. Il y a des tensions avec une frange plus jeune », indique un chercheur.

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