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Cameroun

Cameroun: un mort dans une attaque armée dans une commune à l’ouest du pays

Comme Bangourain, Kembong, dans le sud-ouest du Cameroun, avait aussi subi une agression en décembre 2017: des bâtiments avaient alors été brûlés.
Comme Bangourain, Kembong, dans le sud-ouest du Cameroun, avait aussi subi une agression en décembre 2017: des bâtiments avaient alors été brûlés. REUTERS/Josiane Chemou
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Bangourain, une petite commune située dans la région de l'ouest frontalière du nord-ouest anglophone du Cameroun, a été attaquée ce dimanche 23 décembre, par un groupe armé non identifié. Les assaillants ont incendié plusieurs habitations et laissé un mort derrière eux. L'attaque n'a pas été revendiquée, mais des soupçons se sont immédiatement orientés vers les combattants séparatistes anglophones même si les autorités invitent à la prudence.

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Selon le maire de la commune de Bangourain, les assaillants étaient au moins une cinquantaine. Ils ont fait irruption dans la petite ville dans la nuit de samedi à dimanche, entre une heure et deux heures du matin. Leur intention, croit savoir la même source, était de s’en prendre à certains bâtiments administratifs de la ville. Objectif finalement dévié après un accrochage inattendu avec des vigiles d’un établissement les ayant repérés.

L’un des vigiles sera tué par balles, un autre s’en sortira avec des graves blessures. Le commando ira par la suite essuyer sa rage auprès des populations, arrachées de leur lit dans deux quartiers. Une soixantaine habitations seront incendiées et leurs occupants, femmes, hommes et enfants, emmenés comme otages. Selon le maire, les dix otages auraient été finalement libérés.

C’est la troisième fois que la commune de Bangourain, située dans la région de l’Ouest, en zone francophone et frontalière du nord-ouest anglophone, subit ainsi en quelques mois des assauts de groupes armés. Pour cette dernière attaque, les autorités locales ont néanmoins invité à la prudence se refusant d’indexer les combattants ambazoniens, la localité étant aussi en proie à une grosse activité criminelle.

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