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Tchad

Tchad: la France aidera à la tenue d'élections législatives et municipales

Emmanuel Macron et Idriss Déby (à dr.), lors du sommet de leur conférence de presse commune, le 23 décembre 2018, à Ndjaména.
Emmanuel Macron et Idriss Déby (à dr.), lors du sommet de leur conférence de presse commune, le 23 décembre 2018, à Ndjaména. Ludovic MARIN / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Emmanuel Macron était en visite hier au Tchad. Un voyage qui a permis au chef de l'Etat de faire le point avec son homologue tchadien, Idriss Déby, sur la situation sécuritaire dans la région du Sahel. Le président français a aussi annoncé le soutien de la France à l'organisation des élections législatives et municipales plusieurs fois reportées, mais qui pourraient se tenir au mois de mai prochain. Une annonce qui fait réagir les politiques.

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Au cours de la conférence de presse qu’il a donnée à la fin de sa visite, le dimanche 23 décembre, le président français Emmanuel Macron annonce que Paris aidera le Tchad - qui cherche une trentaine de milliards de francs CFA - à organiser des élections législatives et municipales l’année prochaine, en 2019.

« J’ai été très sensible à l’engagement du président Déby d’organiser pour mai prochain des élections législatives et municipales. Et je souhaite que l’Union européenne soit aux côtés du Tchad pour ces échéances. La France le sera, à la fois pour aider à organiser, pour aider au financement », estime le président français.

« Pas à Macron, ni à Déby, d’annoncer la date des prochaines élections »

Cette annonce réjouit la majorité, surtout que depuis plusieurs semaines, Idriss Déby insiste auprès de la communauté internationale pour obtenir les 30 milliards CFA, nécessaires au financement de ces élections.

« Je note que la France soutient nos efforts pour tendre vers un nouvel ordre politique plus efficient avec la IVe République », s'est réjoui Hassan Sylla Bakari, le porte-parole du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti au pouvoir.

Mais pour l’opposition, le chef de l’Etat français a commis une faute. « Ce n’est ni à Macron, encore moins à Déby d’annoncer la date des prochaines élections. C’est à la Céni qui du reste n’est pas encore mise en place », a recadré le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo.

Il n'appartient pas à un président, fut-il français, d'annoncer aux Tchadiens la date de leurs élections.

Saleh Kebzabo, chef de l'opposition tchadienne

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