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Burkina Faso

Burkina: représailles communautaires après les attaques de groupes armés

Les forces de sécurité ont été déployées sur place pour contenir les velléités offensives des différents camps (photo d'illustration).
Les forces de sécurité ont été déployées sur place pour contenir les velléités offensives des différents camps (photo d'illustration). AFP PHOTO / SIA KAMBOU
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Burkina Faso, six personnes du village de Yirbou, situé à environ deux cents kilomètres au nord de la capitale Ouagadougou, ont été tuées le 1er janvier 2019 par des hommes armés. En représailles, les villageois se sont attaqués aux peuls de la région. Bilan de ces représailles, sept personnes tuées et des domiciles incendiés. Les forces de sécurité ont été déployées sur place où la tension reste vive. C'est la première fois qu'une communauté est prise à partie depuis le début des attaques attribuées à des présumés terroristes.

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Dans la matinée du 1er janvier, des hommes armés font irruption dans le village de Yirbou, environ deux cents kilomètres au nord de la capitale. Ils tirent en l'air et se dirigent vers le domicile du chef du village. Lui et son fils sont abattus sur place. Quatre autres personnes sont ensuite tuées.

Après leur forfait ces hommes armés s'enfuient vers la province du Soum en tirant en l'air. La nouvelle de cette tuerie se répand comme une traînée de poudre. Des jeunes du village se réunissent et décident alors de venger leurs parents assassinés. En représailles, ils s'attaquent à la communauté peule. Les hameaux sont saccagés et incendiés, des animaux sont tués.

Les villageois de Yirbou accusent les peuls d'avoir hébergé les hommes armés qui ont assassiné leur chef et cinq autres personnes. Cette chasse à l'homme entraîne la mort de sept personnes, selon une source officielle.

Ce bilan est encore provisoire, car d'autres affrontements ont été signalés dans journée de mercredi. Les forces de sécurité ont été déployées sur place pour contenir les velléités offensives des différents camps. Même si le calme est revenu, la tension reste vive dans la région. C'est la première fois qu'une communauté est prise à partie depuis le début des attaques attribuées aux terroristes.

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