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Nigeria

Nigeria: vive préoccupation après une nouvelle attaque de Boko Haram à Rann

Evacuations d'humanitaires basés à Rann sur l'aéroport de Maiduguri, le 2 mars 2018 (image d'illustration). Les Nations unies se disent «profondément préoccupées» par la situation dans la région.
Evacuations d'humanitaires basés à Rann sur l'aéroport de Maiduguri, le 2 mars 2018 (image d'illustration). Les Nations unies se disent «profondément préoccupées» par la situation dans la région. OCHA/Yasmina Guerda/REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les Nations unies se disent « profondément préoccupées » par la situation à Rann, dans le nord-est du Nigeria. Cette localité de l'Etat de Borno, située à une dizaine de kilomètres de la frontière camerounaise, a été la cible d'une attaque du groupe Boko Haram les 14 et 15 janvier. Selon l'ONU, près de 76 000 personnes ont été contraintes de fuir et l'aide humanitaire a été interrompue.

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La localité de Rann, à environ 175 km au nord de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, a une nouvelle fois été la cible d’une attaque du groupe Boko Haram mardi et mercredi 15 janvier donnant lieu à une situation chaotique et obligeant des milliers de gens à fuir en brousse et à quitter la ville pour se réfugier de l’autre côté de la frontière camerounaise.

Jointe par RFI, Samantha Newport est chargée de la communication de l'agence onusienne OCHA, au Nigeria, nous décrit ce qui lui a été rapporté : « A ce jour, nous savons que des gens ont commencé à quitter Rann. Il nous a également été rapporté que des milliers de personnes avaient traversé la frontière pour se rendre au Cameroun. Certaines fuient vers d'autres lieux. On nous a aussi rapporté que des gens étaient revenus à Rann. La situation sur place, comme n'importe quelle situation de conflit, est extrêmement changeante. Nous savons que les infrastructures médicales ont été détruites et pillées. Le camp lui-même a souffert. Le marché et les toits des habitations ont été brûlés. Tout le dispositif des humanitaires a été pillé. Il y aussi des pertes humaines mais nous ne savons pas encore combien. Les victimes étaient sans doute des déplacés internes », précise-t-elle.

L'organisation Médecins sans frontières affirme, pour sa part, fournir des soins médicaux à 8 000 personnes ayant fui au Cameroun voisin. L'ONG précise et confirme ainsi, dans un communiqué, que l'ensemble de ses équipements à Rann ont été détruits par le feu.

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