Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire: suite des consultations sur la CEI avec la société civile

Opération de vote à Abidjan, Côte d'Ivoire, dimanche 25 octobre 2018.
Opération de vote à Abidjan, Côte d'Ivoire, dimanche 25 octobre 2018. AFP PHOTO / SIA KAMBOU

En Côte d’Ivoire, après les partis politiques lundi, le gouvernement recevait ce jeudi les organisations de la société civile dans le cadre du dialogue sur la réforme de la Commission électorale (CEI). Une réforme annoncée par le président Ouattara et qui fait suite à un arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme. En 2016, en effet, elle avait épinglé l’Etat de Côte d’Ivoire pour avoir « violé son obligation de créer un organe électoral impartial et indépendant ».

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Une vingtaine d’organisations de la société civile étaient invitées pour cette séance de prise de contact. Toutes ont exposé brièvement leurs doléances à un gouvernement qui ne parle plus de « réforme » ni de « refonte », mais de « recomposition » dans le respect du consensus trouvé en 2013-2014.

« Notre débat consistera notamment à l’interprétation de l’arrêt, pour voir, à partir du consensus de 2013-2014, quelles sont les modifications à apporter, pour permettre que nous soyons tous convaincus que lesdites modifications vont conduire à une consolidation de notre consensus 2013-2014 », explique le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly.

Ambition pour la CEI et les autres institutions

Les organisations de la société civile nourrissent des projets de réformes ambitieux pour cette CEI, et souvent au-delà, pour les autres institutions impliquées dans le processus électoral. Pour l’APDH, à l’origine de la plainte devant la Cour africaine des droits de l’homme, cette réforme doit concerner aussi les listes électorales, la proclamation des résultats ou encore le Conseil constitutionnel.

« Très franchement, nous veillerons à ne pas être des faire-valoir. Et si nous constatons à un moment du processus que nos craintes se transforment en réalité, nous prendrons nos responsabilités. Mais nous ne doutons pas, pour l’heure, de la bonne foi du gouvernement », estime Arsène Nene Bi, le président de l’APDH.

Désormais, les organisations de la société civile ont deux semaines pour rendre leur copie. Le débat entrera alors dans le vif du sujet.

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