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Burundi

Le cri d’alarme des humanitaires sur la situation des réfugiés burundais

Des réfugiés burundais dans le camp de Gashora, Bugesera, le 9 mai 2015.
Des réfugiés burundais dans le camp de Gashora, Bugesera, le 9 mai 2015. AFP / Stéphanie AGLIETTI
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les humanitaires s’inquiètent du manque d’intérêt pour la crise des réfugiés burundais. Près de 345 000 personnes sont actuellement réparties entre l’Ouganda, la RDC, le Rwanda et surtout la Tanzanie. Ce jeudi matin, depuis Nairobi au Kenya, 35 organisations ont lancé un appel aux dons pour financer l’aide des deux prochaines années. Au moins 300 millions de dollars sont notamment nécessaires pour 2019.

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Rations alimentaires réduites, classes parfois surchargées, formations annulées : le manque de financements a contraint les humanitaires à sacrifier une partie de leur aide. L’appel lancé ce jeudi matin est donc large, allant des besoins essentiels comme nourriture et médicaments, jusqu’à des programmes pour aider les réfugiés à lancer des projets professionnels.

Les conditions de vie dans les camps sont source d’inquiétude, avec une sécurité qui se détériore, selon Kate Moger. La directrice régionale de l’International Rescue Commitee a constaté une hausse de l’anxiété, du stress, des violences liées au genre, et du travail des enfants.

200 000 retours d’ici 2020

Le cas de la Tanzanie est aussi regardé de près, d’autant qu’elle accueille à elle seule 200 000 réfugiés. « La plupart des pays gardent leurs frontières ouvertes. Mais en Tanzanie, des pressions sont exercées pour que les réfugiés repartent. Il y a aussi eu des restrictions à la frontière et dans la liberté de mouvement », explique Catherine Wiesner, coordinatrice du HRC pour la crise burundaise.

Quant au retour au Burundi, il se poursuit. Les humanitaires attendent près de 200 000 départs jusqu’en 2020. Ils accompagnent le mouvement sans toutefois l’encourager. « Les raisons qui ont entraîné cette crise n’ont pas disparu. On insiste donc sur le choix individuel. Chaque réfugié doit pouvoir prendre une décision libre et éclairée », indique Catherine Wiesner. L’incertitude devrait d’ailleurs continuer à augmenter à l’approche de la présidentielle de 2020.

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