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RDC

RDC: comment donner un visage humain à la très redoutée ANR?

Des manifestants fuyant les forces de l'ordre, le 31 décembre 2017, à Kinshasa. (Photo d'illustration)
Des manifestants fuyant les forces de l'ordre, le 31 décembre 2017, à Kinshasa. (Photo d'illustration) John WESSELS / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C'est ce que le nouveau chef de l'Etat congolais a promis hier à Windhoek, en Namibie, lors d'une visite officielle. Félix Tshisekedi a notamment annoncé la fermeture de tous les cachots de l'Agence nationale des renseignements (ANR) qu'il a lui-même qualifiée de « police politique du pouvoir ». Or, cette agence est directement placée sous son autorité.

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Christian Lumu est membre de la Ligue des jeunes de l'UDPS, il vient de passer plus d'un an dans les geôles de l'Agence nationale des renseignements (ANR), et a été libéré juste avant l'investiture de son président Félix Tshisekedi à la magistrature suprême. Aujourd'hui, il salue l'annonce du chef de l'Etat, car il n'oublie pas son calvaire et celui de ses compagnons d'infortune. « Il y a des gens qui ont fait de vingt à trente mois sans l'assistance de leur avocat. Là, c'était l'enfer, c'était une zone de non-droit », dit-il.

Pour Christian Lumu, il faut d'abord revoir le cadre législatif de cette agence, l'obliger à respecter la loi, voire instaurer un contrôle par d'autres institutions. C'est aussi ce que demande Carbone Beni, coordinateur du mouvement citoyen Filimbi, qui y a fait également plusieurs séjours. Pour lui, le problème vient avant tout des personnes qui sont employées par l'ANR  : « Il faudrait mettre de côté toutes les personnes qui ont sévi au temps de Kabila, qui ont construit un appareil de répression, de destruction de vies humaines. Enfin, il faudrait que, cette fois-ci, nous ayons une agence à même de garantir la sécurité nationale et non pour mettre en difficulté les opposants. »

Pour ce qui est de la fermeture des cachots de l'ANR, officiellement c'est fait. Les prisonniers liés au processus politique ont tous été transférés vers des prisons officielles ou libérés ; il ne resterait que deux étrangers, un Camerounais et un Rwandais, en attente d'expulsion. Reste que pour les défenseurs des droits de l'homme, ces annonces sont difficiles à vérifier en l'absence d'accès aux différentes antennes de l'ANR.

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