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Mozambique

[Reportage] Cyclone Idai au Mozambique: l’inquiétude des humanitaires

Les habitants attendent de recevoir des colis de nourriture distribués par une organisation humanitaire après le cyclone Idai, près du village de Dondo près de Beira, au Mozambique, le 24 mars 2019.
Les habitants attendent de recevoir des colis de nourriture distribués par une organisation humanitaire après le cyclone Idai, près du village de Dondo près de Beira, au Mozambique, le 24 mars 2019. REUTERS/Siphiwe Sibeko
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Mozambique, plus de dix jours après le passage du cyclone Idai, la situation humanitaire reste très préoccupante dans la province de Sofala, au centre du pays. Quelque 600 000 personnes ont besoin d’une aide d’urgence. Une aide d’autant plus difficile à distribuer qu’une grande partie de la région reste toujours sous les eaux. Aujourd’hui les humanitaires s’inquiètent de la situation sanitaire et du risque d’épidémies. Reportage à Dondo, à une trentaine de kilomètres de Beira, chef-lieu de la province de Sofala.

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[Reportage] La prévention contre les épidémies

A Dondo, près de 50 000 personnes ont perdu leur maison. Des centres d’accueil ont été mis en place, souvent précaires, parfois insalubres, malgré les efforts des autorités.

« D’abord nous nous assurons que nos centres d’accueil disposent d’infrastructures sanitaires, explique Grassa Correia, administratrice de Dondo. Nous construisons des latrines, traitons l’eau... Dans tous les centres, il y a une commission de santé. Nous surveillons aussi les cas de diarrhées. Pour le moment tout est sous contrôle. »

Sur ce terrain vague, des centaines de familles attendent une distribution de tentes dans lesquelles elles vivront dans la plus grande promiscuité. « Il n’y pas assez de tentes, témoigne Josè Fernando, un réfugié. On dort à douze par tente, six de ce côté, six de celui-là ; les enfants, les couples, les familles, tous ensemble. Ce n’est pas possible. Nous n’avons pas de nourriture ni d’eau. Nous n’avons plus de pastilles pour désinfecter l’eau. Ma femme et ma fille ont le paludisme. »

Des centaines de milliers de personnes à aider au milieu des eaux et sur un territoire monumental. Les ONG affrontent ici un défi colossal. « Nous affrontons des défis logistiques énormes pour amener notre personnel, nos tentes, nos kits d’hygiène aux victimes. Il y a de l’eau partout. Nous dépendons d’hélicoptères, de bateaux… et non seulement tout cela est très compliqué, mais ça coûte aussi extrêmement cher », confie Jennifer Bose, porte-parole de Care.

Aujourd’hui les humanitaires disposent de 18 hélicoptères. Ils en espèrent le double d’ici la fin de semaine.

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