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Mozambique

[Reportage] À Beira, ce qui restait du Grande Hotel a survécu au cyclone Idai

Le Grande Hotel, à Beira au Mozambique le 28 mars 2019.
Le Grande Hotel, à Beira au Mozambique le 28 mars 2019. RFI/Gaëlle Laleix
Texte par : RFI Suivre
5 mn

C’est un endroit emblématique de la ville de Beira, au centre du Mozambique. Le Grande Hotel, un hôtel fastueux construit à l’époque coloniale qui a connu son heure de gloire dans les années 1980, jusqu’à sa faillite après l’indépendance. Petit à petit, des familles se sont installées dans le bâtiment. Aujourd’hui, le Grande Hotel abrite 9 000 personnes. Du beau bâtiment Art nouveau, il ne reste que le squelette de béton. Mais bien que le cyclone Idai ait détruit près de 90% de la ville de Beira, le Grande Hotel, lui, est toujours là.

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« Qu’est-ce que vous voulez voir en premier, le couloir ? Là, c’est l’église, elle a beaucoup souffert. » Beatriz est la présidente du conseil des habitants du Grande Hotel. Voilà 23 ans qu’elle habite là, des histoires à raconter, elle en a beaucoup, mais le cyclone Idai reste la plus impressionnante : « Quand le vent s’est mis à souffler, tout s’est envolé : les portes, les fenêtres... Le vent est rentré, tout ce qui était dans les maisons s’est cassé. Le vent tourbillonnait à l’intérieur de l’hôtel. Ailleurs, les gens ont vu leur maison tomber. Mais ici, dans l’hôtel, c’était une vraie tempête. »

► A lire aussi : Mozambique: splendeur et misère du «Grande Hotel» de Beira

Joao Carlitos habite au 2e étage, tout au bout de l’aile. Il nous invite dans sa chambre. « On vit ici avec ma femme et nos trois enfants. On cuisine là, sur le balcon. Ça, c’est la chambre d’hôtel qui nous sert de salle à vivre. On y mange, on y dort. Le jour du cyclone, le bâtiment tremblait fort, mais rien de s’est cassé chez nous. Ceci dit, on n’a presque rien », raconte-t-il.

Assis au bord de la piscine olympique transformée en lavoir géant, Alfredo Nindo fume une cigarette. Sa chambre a été détruite par le cyclone. Avec sa famille, ils vivent maintenant aux quatre vents. « On n’a pas de matériaux pour réparer. Ça coûte trop cher. Une porte coûte 5 000 meticais. Avant le cyclone, c’était 2 000. Là, c’est chez ma belle-sœur, on a réparé avec quelques panneaux de taule récupérés, pour essayer de vivre un peu décemment. »

Les habitants du Grande Hotel se disent prêts à quitter les lieux, à condition que la ville leur fournisse des terrains.

Quand le vent s’est mis à souffler, tout s’est envolé : les portes, les fenêtres... Le vent est rentré, tout ce qui était dans les maisons s’est cassé. Le vent tourbillonnait à l’intérieur de l’hôtel. Ailleurs, les gens ont vu leur maison tomber. Mais ici, dans l’hôtel, c’était une vraie tempête...

Ecoutez le reportage au Grande Hotel de Beira

Aujourd’hui, le Grande Hotel de Beira abrite 9000 personnes.
Aujourd’hui, le Grande Hotel de Beira abrite 9000 personnes. RFI/Gaëlle Laleix

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