Accéder au contenu principal
Burkina Faso

Burkina Faso: le gouvernement annonce 62 morts dans les affrontements à Arbinda

Dans la nuit de dimanche, des individus armés ont pénétré dans le village de Hamkan, à 7 km de Arbinda, où ils ont assassiné un leader religieux du village ainsi que des membres de sa famille.
Dans la nuit de dimanche, des individus armés ont pénétré dans le village de Hamkan, à 7 km de Arbinda, où ils ont assassiné un leader religieux du village ainsi que des membres de sa famille. Google Maps
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après les affrontements entre les différentes communautés dans la commune de Arbinda, dans la province du Soum au Burkina Faso, une délégation gouvernementale s’est rendue sur place pour appeler les populations au calme. Le bilan de l'attaque et des affrontements qui ont suivi est désormais de 62 morts.

Publicité

Ce qui s’est passé dans la commune de Arbinda est « très grave et très regrettable », a déclaré mercredi Siméon Sawadogo, ministre de l’Administration du territoire et de la Cohésion sociale, sur les antennes de la télévision publique, après sa visite sur place. Selon lui, le bilan des affrontements fait état de 62 personnes tuées et de nombreux blessés.

« Nous avons eu 30 personnes qui sont décédées du fait des conflits communautaires, c’est-à-dire du fait des représailles entre Koroumbas, Peuls, Mossis, etc., a expliqué le ministre. Et nous en avons 32 qui sont du fait des terroristes qui ont pourchassé les gens. Les terroristes ont par ailleurs réussi à enlever neuf personnes qui sont en leur possession à l’heure actuelle. »

Dans la nuit de dimanche, des individus armés ont pénétré dans le village de Hamkan, à 7 km de Arbinda, où ils ont assassiné un leader religieux du village ainsi que son fils aîné et son neveu. Un événement qui a entraîné des affrontements entre communautés.

Le président Roch Marc Christian Kaboré a condamné avec « la plus grande fermeté » ces affrontements communautaires.

À la suite de ces violences, des villages ont été abandonnés. Les populations se sont déplacées dans la commune de Arbinda. La suspicion s’est généralisée, selon le ministre d’État Siméon Sawadogo. « L’insécurité est telle que personne n’est à l’abri. Que ce soient les communautés korumba, songhaï, peuls, mossis, personne n’est à l’abri, car il y a une suspicion généralisée », a-t-il déclaré.

Selon la délégation gouvernementale, les chefs coutumiers et responsables religieux ont appelé les différentes communautés au calme. Le dispositif sécuritaire a été renforcé sur place afin de préparer le retour des populations chez elles.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.